Agriculture intensive : les électeurs de ce pays européen pourraient décider d’y mettre fin ce week-end

By | September 20, 2022

Alors que les Pays-Bas ont prévu de réduire de 30% leur cheptel, les Suisses seront appelés aux urnes le 25 septembre pour s’exprimer sur la nécessité d’inscrire le principe de la dignité animale dans la constitution et de mettre fin aux fermes modèles pleines de poulets. et cochons. On vous l’explique.

Depuis le 1er mars 2018, les chefs suisses n’ont plus le droit de plonger un homard vivant dans de l’eau bouillante sans l’assommer au préalable. La raison : le cancer a un système nerveux complexe. Bref, le homard ressent de la douleur. Cette décision a fait couler beaucoup d’encre, qui a aussi imposé l’arrêt de l’importation de homards vivants dans les cuisines des restaurants.

Le gouvernement suisse s’est positionné en faveur du bien-être animal. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette mesure ne se limitait pas au pays d’Heidi. Lorsque la toute première initiative populaire a fait l’objet d’un référendum en 1892, une question sur le bien-être animal avait déjà été formulée. Selon le Musée national suisse, on veut connaître l’opinion des Suisses sur l’abattage rituel des animaux sans étourdissement. Près de 90 000 citoyens ont exprimé le souhait que ce sujet ait une dimension politique.

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Alors que les Suisses n’ont pas donné leur feu vert pour mettre fin à l’interdiction des tests sur les animaux en février dernier (seulement 20,9% des voix), les citoyens devront se représenter le 25 septembre pour voter la fin du programme d’agriculture intensive.

Plus d’espace pour les animaux, des conditions d’hygiène et de soins respectueuses, un accès quotidien à l’air libre, des abattages moins douloureux, des groupes d’animaux élevés moins nombreux, interdiction d’importer des aliments d’origine animale dont la production ne répond pas à ces critères… C’est comment nous nous présentons en Suisse la publication de ce modèle industriel.

La proposition, lancée en 2018 par Sentience, un groupe de défense de la dignité animale, et soutenue par diverses organisations dont Greenpeace, donne aux agriculteurs un délai de 25 ans pour entamer la transition.

Peut-on vraiment mettre fin à l’agriculture intensive ?

Pour comprendre ce que visent les militants des droits des animaux avec cette initiative populaire fédérale, il faut identifier leur définition de l’élevage intensif. Selon cela, il s’agit “d’un élevage industriel visant à rendre la production de produits animaux aussi efficace que possible et à porter systématiquement atteinte au bien-être des animaux”.

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Si le vote est positif, la Confédération doit élargir les exigences visées dans cette initiative afin qu’elles soient adaptées à toutes les entreprises suisses. Ensuite, il s’agira d’inscrire dans la constitution le principe de la dignité animale dans l’élevage agricole. L’industrie agricole et alimentaire et l’Association suisse des agriculteurs se sont alliés pour faire campagne pour un “Non à la fin de l’agriculture intensive”. Selon le conseiller fédéral Alain Berset, l’adoption de cette initiative entraînerait une hausse des prix de la viande, du lait et du fromage.

Est-il utopique d’imaginer la fin de ce modèle économique ? La question est débattue depuis de nombreuses années, mais le deuxième exportateur agricole mondial a fait un premier pas en faveur de l’agriculture dite extensive. Les Pays-Bas envisagent de réduire leur cheptel de 30 % dans l’espoir de réduire de moitié les émissions d’azote d’ici 2035. Mettre fin à l’élevage industriel n’est pas seulement une question de bien-être animal. Selon Greenpeace, l’agriculture intensive est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

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Enfin, rappelons que l’année dernière l’Argentine a interdit l’élevage du saumon sur le territoire de la Terre de Feu, un archipel au bout du pays où se situe la célèbre ville d’Ushuaia. Pourtant, la région est partagée avec le Chili, qui de son côté n’a pas voté l’arrêt de cette activité industrielle, véritable catastrophe pour les écosystèmes.