Applications de santé | À un clic d’un mode de vie sain ?

By | November 21, 2022

Combien de pas avez-vous fait aujourd’hui ? Combien de calories avez-vous mangé au déjeuner ? Si vous pouvez répondre à ces questions, c’est certainement grâce à une ou plusieurs applications mobiles. Les montres et les smartphones sont-ils de bons outils pour adopter de saines habitudes de vie ? Vous pouvez aider, mais sous certaines conditions, les experts réagissent frappés par La presse. Voici leurs conseils d’utilisation.


Choisissez une application qui vous motive

Les applications réussissent-elles à inciter leurs utilisateurs à faire plus d’exercice ? « La littérature dit que les résultats sont plutôt contradictoires. Dans certains cas, cela semble fonctionner, dans d’autres non », explique Félix Berrigan, professeur au Département des sciences du mouvement humain à l’Université de Sherbrooke.

Qu’est-ce qui explique ce constat ? Les différentes techniques de changement de comportement proposées par les applications seraient en partie responsables de ces écarts. “La rétroaction semble être l’une des techniques les plus efficaces pour modifier les comportements dans les demandes d’emploi”, explique le professeur. Connaître les pas effectués ou les kilomètres parcourus motive l’utilisateur. Les applications qui permettent de se fixer des objectifs ou d’interagir avec ses pairs auraient également un impact positif sur la pratique d’une activité physique, note Félix Berrigan.

L’application doit aussi être simple d’utilisation pour l’utilisateur, sinon il ne s’y réfère plus, ajoute Félix Berrigan.

Une étude récente de son équipe montre que 40 % des jeunes utilisent des applications pour pratiquer une activité physique. Ces derniers “sont plus actifs que ceux qui ne l’utilisent pas”. “Cela tend à nous montrer que les applications peuvent être utiles pour atteindre les recommandations [en matière d’activité physique] ” dit le professeur.

Restez à l’écoute de votre corps

L’activité physique n’est pas le seul créneau de santé pris en charge par les applications. En matière d’alimentation, différentes options sont disponibles : lecteurs de codes-barres qui classent les aliments en fonction de leurs valeurs nutritionnelles, journaux alimentaires et bien plus encore. “Je pense qu’il faut vraiment éviter de tout mettre dans le même sac”, déclare la nutritionniste Stéphanie Côté.

En incitant l’utilisateur à surveiller ses habitudes, ce qu’il mange, en quelle quantité, quand et pourquoi, “certaines applications peuvent créer une prise de conscience, ce qui est le premier pas vers des changements sur sa santé”, poursuit-elle.

Cependant, la nutritionniste se méfie des applications “un peu trop mathématiques et pas assez humaines et intuitives”. “Si je scanne de la confiture, cela indiquera certainement qu’elle est trop sucrée. Mais si j’en mets une cuillère à café sur la mienne pain grillé Pain brun beurre de cacahuète le matin, où est le mal ? Elle ajoute : « Je crains que ces applications maintiennent le principe nutritionnel de se surveiller mutuellement, de ne pas s’écouter mais de s’appuyer sur une direction extérieure. »


PHOTOS GETTY IMAGES

L’application doit être simple d’utilisation pour l’utilisateur, sinon il ne s’y réfère plus, ajoute Félix Berrigan.

Oublier d’écouter son corps est également un risque observable avec les applications d’activité physique. Ceux qui incitent les utilisateurs à la compétition peuvent amener les gens à se surentraîner, explique Félix Berrigan. “Ensuite, il y a un risque que nous nous détachions de nos signaux corporels, qui garantissent que nous ne nous blessons pas et n’accumulons pas de fatigue inutile. »

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peut ramasser

La nutritionniste sportive Evelyne Deblock n’encourage pas l’utilisation à long terme d’applications pour suivre votre alimentation. « Le fait de noter systématiquement, d’analyser ce que l’on mange peut devenir compulsif. Si je cherche désespérément à atteindre mon objectif calorique, je peux me tourner vers des aliments qui ne sont pas nutritifs mais qui me permettent d’avoir moins de calories. Nous tombons dedans petit à petit goûter un trouble de l’alimentation. »

Félix Berrigan convient que certaines applications sont très exigeantes. « Lorsque nous atteignons l’objectif, l’application nous propose toujours un objectif plus élevé. À un moment donné, il sera très difficile d’atteindre cet objectif. »

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Rencontrer un pro

Les trois experts se sont rencontrés La presse d’accord : consultez un professionnel avant d’utiliser des applications de santé pour en tirer le meilleur parti. « Les conseils d’un kinésiologue, par exemple, peuvent nous amener à bien interpréter les retours que nous donnent les applis », précise Félix Berrigan.

« La meilleure façon d’utiliser ce type d’application est avec un médecin, estime Stéphanie Côté. Un nutritionniste qui est le nutritionniste aidera à mettre les choses en perspective. […] Connaître notre poids, notre taille, notre âge et notre sexe ne suffit pas pour savoir de combien de calories nous avons besoin. Cela dépend de notre mode de vie. » En particulier, l’exercice, le sommeil ou la maladie peuvent affecter les besoins d’une personne. “Il y a tellement de paramètres que les applications ne reconnaissent pas ou ne prennent pas en compte comme un thérapeute”, résume Stéphanie Côté.