Au 101 les Moulins débutent en “Viande Végétale”

By | September 17, 2022

“De la maison du grain à la maison de l’usine”. Pour le 101e anniversaire, les Moulins de Kleinbettingen font peau neuve. L’entreprise familiale luxembourgeoise a présenté son nouveau logo à la presse vendredi 16 septembre. Ce faisant, elle veut se concentrer sur son marché, lui aussi nouveau : la “viande” à base de protéines végétales.

Son PDG, Jean Muller, avait déjà évoqué son projet d’usine dédiée au Paperjam en 2021. La production a maintenant commencé, depuis août 2022.

“La poudre de protéine va dans la machine”, explique-t-il. Ce qui, par la chaleur et la pression, “modifie la texture du produit pour qu’il ressemble à de la viande”. Un procédé appelé extrusion, “100% naturel”, assure-t-il.

Le nouveau logo des Moulins de Kleinbettingen veut mettre l'accent sur l'installation.  (Photo : Mathilde Obert/Paperjam)

Le nouveau logo des Moulins de Kleinbettingen veut mettre l’accent sur l’installation.

(Photo : Mathilde Obert/Paperjam)

D’abord une entreprise B2B

La matière première peut provenir du soja, du blé ou des pommes de terre. Mais rien du Grand-Duché pour le moment, avoue Jean Muller. “Il faut extraire la protéine de la plante.” Mission pour laquelle il n’a pas pu trouver d’acteur luxembourgeois. Le PDG préfère commencer par “construire le produit et voir s’il y a une demande”. Dans un deuxième temps, il imagine “créer une filière avec les agriculteurs luxembourgeois”.

See also  ZEvent 2022 : Les Meilleurs Moments Croc Lanta avec Lapi et Damdam !

Cependant, ne vous attendez pas à trouver du “poulet aux légumes” des Moulins de Kleinbettingen en supermarché avant quelques années. Ces nouveautés s’adressent avant tout à une clientèle professionnelle : les producteurs de “viande”, pour qui les Moulins proposent de quoi garnir leurs burgers végétariens par exemple, ou les fabricants de tortellinis à la recherche d’une alternative aux pâtes de garnissage.

« Aujourd’hui, nous avons cinq clients avec lesquels nous développons des projets spécifiques et pour lesquels la production a démarré », précise Jean Muller. Qui a une centaine de requêtes en parallèle. Ils viennent principalement « d’Europe du Nord et de l’Est ». Alors que les Moulins de Kleinbettingen réalisent habituellement 15% de leur chiffre d’affaires au Luxembourg. 80% des 85% restants sont concentrés en France, Belgique et Allemagne.

Le système est accompagné d’un volet « recherche et développement ». Les Moulins souhaite permettre aux industriels de venir tester la possibilité d’extruder leurs protéines végétales.

See also  Voici les meilleurs dentifrices pour vos dents, selon 60 millions de consommateurs

20 à 25 nouveaux emplois

Malgré la crise énergétique, qui “nous présente un défi sans précédent”, l’entreprise a investi 20 millions d’euros dans ce projet. Elle prévoit un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2022. Pas d’objectif précis concernant l’impact de ses produits végétaux sur ses résultats. “C’est un nouveau domaine qui nous passionne et qui va se développer.” Il cite une étude de Bloomberg Intelligence selon laquelle le marché des aliments d’origine végétale atteindra 162 milliards de dollars en 2030, contre 29,4 milliards de dollars en 2020. ne les faites pas, ces produits seront toujours consommés au Luxembourg. ”

L’effectif de 80 salariés s’est enrichi de dix nouvelles embauches. « Au début de l’année prochaine, nous passerons d’une ligne de production à deux. A moyen terme, nous devrions créer 20 à 25 emplois.

Une nouvelle page dans l’histoire de l’entreprise. Tout a commencé en 1704 avec le premier meunier de la famille, mais officiellement en 1921 lorsque l’arrière-grand-père de Jean Muller et ses frères rachètent les Moulins de Kleinbettingen aux familles Fribourgeoise et Wagner.

See also  Découvrez la liste des aliments que vous pouvez ou ne pouvez pas donner à votre chien