“Avec le recul, je me demande comment j’ai pu chanter ça…”

By | September 12, 2022

Trois jours avant que je l’annonce officiellement. J’attendais une opportunité et quand j’ai vu que le temps passait, qu’il n’y avait rien et que j’avais commencé à préparer d’autres choses, je me suis dit que le moment était venu. J’avais des offres des étages inférieurs, mais je voulais rester pro ou prendre ma retraite. Sans demande précise le 15 août, puisque j’étais libre depuis le 30 juin, je savais ce qui se passait. J’avais prévu une reconversion chez les Girondins. On devrait se revoir pour une éventuelle prolongation, mais le coach ne comptait pas sur moi. Nous avons discuté de ma reconversion, entre un délai trop court et quelques divergences, j’ai préféré ne pas le faire. Je savais aussi que cela pouvait aussi aider le club.

Le jour où tu as été comparé à Thierry Henry à l’INF Clairefontaine

Nous avions beaucoup en commun : cette fois à Clairefontaine, nos origines… C’est flatteur quand on est jeune. je l’ai bien eu…

Trois jours avant que je l’annonce officiellement. J’attendais une opportunité et quand j’ai vu que le temps passait, qu’il n’y avait rien et que j’avais commencé à préparer d’autres choses, je me suis dit que le moment était venu. J’avais des offres des étages inférieurs, mais je voulais rester pro ou prendre ma retraite. Sans demande précise le 15 août, puisque j’étais libre depuis le 30 juin, je savais ce qui se passait. J’avais prévu une reconversion chez les Girondins. On devrait se revoir pour une éventuelle prolongation, mais le coach ne comptait pas sur moi. Nous avons discuté de ma reconversion, entre un délai trop court et quelques divergences, j’ai préféré ne pas le faire. Je savais aussi que cela pouvait aussi aider le club.

Le jour où tu as été comparé à Thierry Henry à l’INF Clairefontaine

Nous avions beaucoup en commun : cette fois à Clairefontaine, nos origines… C’est flatteur quand on est jeune. Je l’ai bien pris, mais j’ai eu la chance de garder la tête sur les épaules. On en parle parfois quand on rencontre Thierry, autrefois en Team France ou maintenant en tant que collègues consultants, on en rigole. Pour la période post-INF, j’ai longtemps hésité entre Rennes et Monaco, mais Rennes était déjà le meilleur centre de formation et me permettait de rester à deux heures de Paris. Je suis venu de Clairefontaine avec deux amis, nous nous sommes installés rapidement et je me suis bien intégré dès les premières semaines.

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Le jour où tu as disputé ton premier match pro

C’était l’avant-dernier match de la saison et nous avons eu du mal à ne pas tomber avec Vahid Halilhodzic. Je m’entraînais un peu depuis janvier et en mai 2003 je jouais au Parc des Princes à 17 ans. C’était magique. J’ai grandi à Paris, le PSG était mon club préféré, j’allais au parc avec un club de quartier de temps en temps. Je m’échauffais aux côtés de Ronaldinho, qui était également remplaçant. Nous avons soulevé un point important. J’ai travaillé pour elle dès mon plus jeune âge et quand le moment est venu, j’étais prêt.

Le jour où tu as découvert l’équipe de France en mai 2007

Je n’avais pas vu mon nom sur la liste. J’étais chez le coiffeur – j’avais encore mes couettes à l’époque – et mon téléphone sonnait partout. surprise totale. J’ai commencé à faire de bons jeux, mais je ne m’attendais pas à ce que ça aille si vite à 21 ans. Quand j’arrive à Clairefontaine je suis très timide. Heureusement je me retrouve dans la chambre avec Bacary Sagna, que j’ai connu des Hopes. En plus, quand tu descends manger, tu restes un peu timide dans ton coin. Vous passez le test de la chanson. J’avais chanté “Three Little Cats”. Avec le recul, je me demande comment j’ai pu chanter ça… Un peu de chaleur (rires), mais ça s’est bien passé.

Tu viens de Rennes et tu t’y retrouves aux côtés de Makelélé, Vieira, Henry… Le but c’est d’abord de s’affirmer sur le terrain. J’ai d’abord fait beaucoup de stages, j’ai visité toutes les tribunes d’Europe et mon premier retour a été contre la Roumanie. Hatem (Ben Arfa) devait rentrer chez lui mais il restait cinq minutes et il avait arrêté de s’échauffer (rires). L’entraîneur a essayé d’appeler Hatem, il ne s’est même pas retourné, et finalement je suis rentré.

Le jour où vous avez été retiré de la liste pour les championnats du monde 2010

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Quelques mois plus tôt (mars 2009, pour être précis, ndlr) j’avais subi une grave blessure au genou. J’ai cet objectif de faire partie de l’aventure et ça a été ma motivation tout ce temps. Être dans la liste des 30 était une victoire en soi. Derrière ça j’ai été autorisé à signer à Lyon. Donc je n’ai pas vu ça comme un mauvais moment. On m’a souvent demandé si, avec le recul, ce n’était pas une bonne chose que j’ai raté (Knysna). Mais au final, c’était la seule chance que j’avais de jouer avec l’équipe de France dans les phases finales.

Le jour où tu aurais pu signer au PSG à l’été 2008

Je l’ai longtemps regretté et je l’ai très mal pris à l’époque. J’ai signé l’an dernier une prolongation assez conséquente avec un engagement verbal de Pierre Dreossi de partir un an plus tard. Seul Guy Lacombe vient et dit qu’il ne signera pas Rennes à moins que je reste. Alors en juin, ils m’ont dit que l’entraîneur ne voulait pas me laisser partir… Je suis allé au bras de fer pour y aller. Paris a cessé de forcer lorsque M. Pinault (propriétaire de Rennes) est intervenu auprès d’Alain Roche qui y était directeur sportif. J’ai alors pu me remettre en selle, revenir sur le terrain et passer à autre chose. Finalement, je me suis blessé la saison suivante, puis j’ai accepté une prolongation afin qu’ils obtiennent une indemnité de transfert car nous devions être reconnaissants. Et aujourd’hui je suis toujours bien reçu à Rennes.

Le jour où tu as gagné la Coupe de France (2012 avec Lyon)

Signer à Lyon, c’est gagner des trophées, mais le club a cessé de remporter des titres de champion. Cette coupe reste mon premier trophée dans le domaine professionnel, une émotion particulière. Et depuis, l’OL n’en a plus gagné (sauf le prochain Trophée des Champions, ndlr)… J’aurai gagné au moins un trophée, certains joueurs n’ont pas cette chance.

Le jour où tu t’es senti le plus fort

A Rennes, avant ma blessure, j’ai joué avec Mickaël Pagis, Jérôme Leroy, Olivier Thomert, Moussa Sow et Sylvain Marveaux. J’avais ce sentiment que je pouvais faire la différence à chaque action, cette connexion incroyable avec mes trois milieux offensifs. Je me sentais inarrêtable. J’ai aussi joué en marge à Lyon et ça pourrait changer la façon dont les gens me voient. Les gens disaient que je n’avais pas marqué assez de buts mais j’étais plutôt un milieu offensif sur le flanc droit. Quand j’ai quitté l’OL, Anthony Réveillère m’a dit : “Je me suis amusé avec toi parce que tu as été dur avec moi”. Cela, ainsi que la reconnaissance d’un Bafé Gomis qui était content d’avoir joué avec moi devant, restera plus gravé dans ma mémoire que le nombre de buts marqués. Je me souviendrai d’avoir été un bon coéquipier.

Le jour où tu t’es senti maudit contre Nantes et Saint-Étienne en fin de saison dernière

Je ne me suis pas senti maudit. Pour être tout à fait honnête, je sais pourquoi j’ai raté ce penalty contre Nantes (défaite 5-3). Je rentre chez moi avec la frustration de courir après Thibault Klidjé et je n’ai pas pu m’en débarrasser. Je tire comme je n’ai jamais tiré : à l’axe. Je m’en voulais parce que Sékou avait écopé d’un penalty trois jours plus tôt à Lyon. J’aurais dû avoir le bon sens de le tourner à Nantes. Mais je me suis laissé emporter par les émotions. Ensuite, il y a ce but refusé pour hors-jeu face à Saint-Étienne (2-2). C’était une poussée émotionnelle. À ce stade, l’entraîneur m’attire juste pendant quelques minutes. J’ai la colère de ne pas jouer et de montrer que je peux mener le match. Je marque, mais quand je vois l’arbitre mettre sa main sur son oreille, j’ai des doutes. Il se joue sur la talonnade de Mbaye (Niang). Ce match aurait pu nous amener au positif, pourquoi nous sauver et ce but aurait peut-être changé mon avenir avec les Girondins.