Entre polémiques et dysfonctionnements, la VAR sème la pagaille dans le football italien

By | September 14, 2022

L’arbitre Matteo Marcenaro a refusé à Arkadiusz Milik le but de la victoire contre Salerne dimanche. ALBERTO LINGRIA / PANORAMA

Une nouvelle polémique VAR éclate en Italie. La fin de match complètement folle entre la Juventus Turin et Salernitana (2-2) dimanche soir a semé la tourmente en Serie A ces dernières heures.

Alors qu’Arkadiusz Milik croyait avoir offert le but victorieux à la Juventus face à Salernitana (2-2) dimanche soir, l’arbitre Matteo Marcenaro a finalement écarté le troisième but turinois car Leonardo Bonucci était hors-jeu et a tiré un corner sur une action de jeu. Mais une photo publiée après le match montre Candreva couvrant la ligne au poteau de coin.

Nouveau scandale en Italie donc, alors que la Juventus est le club qui, selon les comptes de république a le plus de décisions annulées (44) et le pire ratio entre interventions favorables et défavorables (-21) depuis l’installation de la VAR en Italie lors de la saison 2017-2018.

Une classification réglementée des jeux

Le placement des caméras est décidé à l’avance pour améliorer non pas les décisions d’arbitrage, mais la télédiffusion des matchs de football. Tous les trois ans, parallèlement à la vente des droits de télévision, la Lega Serie A se développe “Réglementation de la production audiovisuelle” dans lequel elle définit le nombre exact de caméras nécessaires pour diffuser les matchs.

Le dernier règlement, signé le 6 août 2021 pour la période 2021-2024, stipule que les dix matches de chaque journée du championnat seront répartis en trois catégories différentes :

  • Type A : 18 caméras disponibles
  • Type B : 16 caméras disponibles
  • Type C : 12 caméras disponibles
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Une infographie sur les téléviseurs de la série. Gazzetta dello Sport

Le choix de la catégorisation est toujours fait par la ligue italienne, plus précisément par son bureau des opérations médias, selon les soi-disant normes de production du jeu. La Lega rappelle que le but est de garantir aux supporters la meilleure transmission possible, toutes les affiches des ligues majeures sont automatiquement basculées sur le type A, tandis que les autres sont réparties entre B et C. Les coûts de production sont bien sûr différents selon la catégorie la rencontre.

  • Type A : 52 000 – 53 000 euros
  • Type B : 42 000 – 43 000 euros
  • Type C : 32 000 – 33 000 euros

La “caméra tactique” au centre des débats

Pour toutes les catégories de jeux, la Lega italienne prescrit deux caméras GLT (Technologie de ligne de but) et une “caméra tactique” dans tous les stades de Serie A, quelle que soit la catégorie du match. ce dernier est “être placé dans la tribune principale dans une position qui permet une vue complète du terrain de jeu pour permettre la compréhension et l’analyse des mouvements de jeu des équipes”lit-on dans le règlement de production audiovisuelle applicable en Serie A cette saison.

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C’est la caméra qui, en somme, permet la publication de statistiques détaillées telles que : B. le nombre de kilomètres parcourus par les 22 acteurs ou le nombre de cols complétés par une équipe.

La rencontre entre la Juventus et Salernitana, qui a ravivé une polémique sur le VAR en Italie, a été classée par la Lega en Type C, donc avec le nombre minimum de caméras. La caméra tactique a une résolution si faible que les images ne sont pas disponibles à la télévision ni même accessibles dans la salle VAR. L’arbitre Luca Banti, qui officiait dans la zone VAR dimanche soir, n’a donc pas eu accès à l’image montrant Antonio Candreva couvrant Leonardo Bonucci sur le corner.

Avant même l’incident Torino-Salerno, des pourparlers avaient eu lieu entre la Lega et l’Association italienne des arbitres de football (AIA) pour permettre aux arbitres de bénéficier des images de cette “caméra tactique”. Cette nouvelle polémique devrait donc favoriser sa pleine implantation.

Tête de Milik annulée par VAR. www.imagephotoagency.it / PANORAMA

Dans d’autres ligues

En Premier League, le centre VAR peut utiliser toutes les caméras de production télévisuelle fonctionnant à 50 images par seconde. Pour déterminer un hors-jeu, une technologie “hawk-eye” est utilisée, un hawk-eye composé de deux lignes virtuelles applicables au terrain et cartographiées en 3D avant le début de la saison, et de cinq caméras dédiées, qui sont calibrées et utilisées pour assurez-vous que le VAR a toujours les défenseurs et les attaquants en vue.

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En Bundesliga, les images sont analysées à l’aide de la technologie de la société spécialisée Sportec Solutions. Les arbitres ont toujours entre 19 et 21 caméras à leur disposition et à partir de cette année, sept autres peuvent être ajoutées technologie de ligne de but.

En Liga, toutes les images des caméras présentes dans les stades sont mises à disposition des arbitres dans le camion VAR. Les juges vidéo sont assistés d’un réalisateur qui sélectionne pour eux les images. Une caméra communément appelée “16:50” couvre toute la zone jusqu’à la ligne de base et sur les côtés.

En Ligue 1, il y a au moins 12 caméras pour un match, dont deux pour la technologie de la ligne de but. Cependant, certains jeux peuvent augmenter le nombre de caméras à 20. Toutes les images sont disponibles dans le VAR Center selon le protocole LFP, qui travaille en étroite collaboration avec Canal+ pour ajouter des images TV.