Fernande Olivier en Majesté au Musée de Montmartre

By | November 24, 2022

séances d’adieu Henner, Chaînes Ricard, Carole Duran, Boldinfrisepicasso congédie ses imitateurs et accapare les insignes de son modèle. Ephèbe jaloux mais virtuose, qui signe Mountebank à 23 ans Les amoureux – un croquis représentant le couple fusionné dans une étreinte sans fin. Les corps sont lourds, battus et meurtris ; elle, avec tous ses cheveux bruns, l’entoure d’une main paresseuse ; il se blottit contre sa cuisse d’ambre par derrière. La communion apparaît totale, du moins sur le papier. En réalité, Fernanda Elle aimerait aussi se consacrer à la peinture : « J’ai longtemps essayé la peinture, j’avais des talents ; J’aurais aimé être chargé de suivre les conseils de Pablo qui s’y est refusé. Il m’a dit : ce que tu fais est plus intéressant que ce que tu pourrais faire sur les conseils de quelqu’un d’autre », dit-elle. Les deux compagnons restent ensemble plusieurs mois Horta de l’Èbreun village reculé de la côte catalane, puis après Gosol, dans les Pyrénées espagnoles. Des débuts de la période bleu-rose à l’invention du cubisme, Fernando Olivier soutient tous les débuts du peintre au point de mépriser ses propres aspirations. Elle le quitte finalement en 1912, notant avec amertume qu’il “l’aime moins qu’avant” – “se déchirant” dans le processus, comme elle le dit.

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Pablo Picasso, “Étude pour la “Vie””, 1903, dessin à la plume, 15 x 11 cm, MP473, Musée national Picasso-Paris Copyright RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Béatrice Hatala, © Succession Picasso 2020© Photo RMN – Béatrice Hatala

Témoins incontournables d’une époque et d’un milieu artistique florissant

Assistant de la jeune – mais courageuse – affaire de picasso Avec Eva Goel, le désespoir le gagne. Elle a survécu seule, publiant ici et là dans quelques périodiques. Dans ces circonstances, elle décide de monétiser ses souvenirs : elle écrit d’abord Picasso et ses amisalors souvenirs intimes (adressée à Pablo Picasso, qui ne les ont jamais lus). La rétrogradation d’un enfant adopté, la violence familiale (plus tard la violence conjugale) et le travail fastidieux de la pose sont au cœur de cette histoire de Matrix – qui offre un exemple poignant du sort des femmes au début du 20e siècle : “Certains écrivains, me mettent en dans ses livres sur Picasso sous le nom de “Belle Fernande”, ce qui me donnait la mesure de son estime. Je n’avais donc pour eux qu’une valeur purement physique. Pouvaient-ils me connaître ?”, écrit Fernando Olivier (Picasso et ses amis). “En France, on a toujours tendance à voir les femmes comme incapables de réfléchir sérieusement, surtout dans les milieux intellectuels. Je l’ai ressenti et ça m’a paralysé.”

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Olivier nous entraîne aussi dans l’intimité de “Lavoir à bateaux”qui avec vivacité (parfois poignante) décrit ses acolytes masculins : picasso – Figure de proue du Cénacle, mais aussi matisse, Van Dongen, André Salmon, Rousseau et Guillaume Apollinaire. Ces portraits à l’encre et aux larmes remplissent presque toutes les pages du livre : dans leur travail et leurs gouailles, leurs rêves et leurs réalisations, on assiste au quotidien populaire de ces artistes montmartrois. L’auteur raconte quelques anecdotes drôles, souvent touchantes : l’époque où Apollinaire pensait qu’il devait se battre en duel le jour où picasso semblait approprié de nettoyer le sol avec de l’huile de charbon de bois, laisser prendre soin Max Jacob quand il était malade… C’était l’époque où Montmartre était encore Montmartre et dans ce passé immémorial d’avant-guerre appartenaient à des esthètes nécessiteux.

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