Foot – N3. Alençon. François Camacho, un avis toujours aussi affûté sur le football

By | September 16, 2022

François Camacho est le dirigeant de l'US Alençon.  Il pratique le football depuis longtemps et analyse l'évolution de son sport favori à travers Alençon.
François Camacho est le dirigeant de l’US Alençon. Il pratique le football depuis longtemps et analyse l’évolution de son sport favori à travers Alençon. ©L’Orne Hebdo

Le premier rendez-vous s’est soldé par un refus. “Je ne peux pas pour le moment car j’ai rendez-vous avec les partenaires du club. »

Bien que retraité depuis quelques décennies, mais aussi pleinement retraité depuis 2020, François Camacho reste néanmoins actif sur le terrain de football de l’Orne en y travaillant comme cadre US Alençon.

Laval avant, Saint-Germain après

Si le prénom et le nom n’évoquent rien dans les générations actuelles, ils évoquent forcément des souvenirs dans la vieille garde. Un moment où le Stade Jacques Fould était d’étain et de bois, une époque où les couleurs phares du club de la division étaient le jaune et le noir, une époque où le U du club était un C pour Club des Sports d’Alençon, mieux connu comme l’acronyme CSA.

J’ai commencé à Alençon au début des années 80 et je suis de Laval. J’y ai joué une dizaine d’années quand l’équipe évoluait en D3, puis en D4 (nationale et non divisionnaire, ndlr), l’équivalent de la N3 aujourd’hui. Puis je suis allé à Saint-Germain où j’ai terminé ma carrière.

François Camacho.

Avant c’était différent

Une activité sur et hors terrain qui lui confère un savoir-faire apprécier le développement du football. Un exercice pour ça l’ancien directeur de la MSA, 63 ans, a néanmoins volontairement fait une réservation volontaire.

Je ne veux pas être nostalgique et “c’était mieux avant”. Et de toute façon, il y a de telles différences entre les générations qu’il est difficile de les comparer.

François Camacho, chef de l’US Alençon

Cependant, cela ne l’empêche pas d’admettre que dans ses années en tant que joueur “il y avait un manque de compétences d’entraîneur. »

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” Ce Les entraîneurs ont aussi évolué dans leur approche du jeu et dans la préparation des joueurs. Tellement mieux. Ils apprennent les uns des autres et apprennent aussi en s’éduquant. Aujourd’hui, il y a plus de décisions tactiques, plus de possibilités et de variations, peut-être parce que le Les joueurs sont plus polyvalents “, il continue.

Fracture du tibia-péroné

“C’est moins organisationnellement coincé sur le terrain qu’à mon époque. Jtu as été inséré Une fois que vous étiez bon dans un travail, vous y restiez. Et il était rare qu’un joueur demande autre chose que ce que son poste exigeait de lui. Par exemple, un défenseur n’a jamais attaqué la voie. »

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Il reconnaît aussi qu’un personnel bien effectif n’a que des avantages, car la variété des points de vue et des échanges permet de progresser. Il note également le respect pour l’entraîneur plus prononcé.

Lors de la préparation tactique avant le match, nous avons répété nos mouvements en marchant. Cela a continué et j’ai appelé le formateur pour lui demander combien de temps cela prendrait;

François Camacho.

La sanction est tombée immédiatement : Philippe Troussier lui a indiqué la direction du vestiaire et il est resté sur le banc pendant tout le match. « Et j’étais capitaine ! »

Si les positions étaient gravées dans le marbre, la sienne a évolué au fil du temps.

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D’abord ailier “parce que j’étais rapide”, il a glissé en défense centrale pour s’y installer. Un changement guidé par les circonstances plutôt que par des qualités perdues.

Lors d’un match de Coupe Gambardella, j’ai subi un duel violent et me suis retrouvé avec une fracture du péroné du tibia.

François Camacho.

À partir de là, le changement de tension était terminé : « J’étais dur, mais avant cette blessure, je ne l’étais pas. Elle m’a forcé à changer. »

respect entre joueurs

Une condition qui a façonné une variété de joueurs de l’arrière-garde à une époque où le combat prenait le pas sur le jeu. “Pendant mes années de joueur, l’effort physique était beaucoup plus important qu’il ne l’est aujourd’hui. On y est allé ouvertement, d’autant plus que les arbitres ont laissé jouer. Mais il y avait du respect entre les joueurs. »

Même si les joueurs d’aujourd’hui sont tout aussi préparés voire mieux avec un planning scientifique et cadré pour toute une saison, il faut que les joueurs actuels aient un meilleur background technique et tactique.

Nous étions rudes, fougueux, et cela a créé beaucoup de déchets techniques. Les joueurs actuels sont aussi bien préparés physiquement que nous, mais ils ont un meilleur parcours. Cela se remarque dans l’intensité lors des rencontres et dans la fluidité de la transmission. Cela est dû en partie à une meilleure éducation à tous les niveaux.

François Camacho.

Il met en avant la formation au sein de l’US Alençon : « Le travail intensif de nos éducateurs au niveau de nos jeunes est important, même si on ne le voit pas trop, mais c’est la base. »

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A ce titre il cite Hugo Mengeard, Maël Ralu et les jumeaux El Hamdaoui, Joueurs de l’équipe de drapeau qui ont étudié à l’école de football verte.

confiance

Quand il ne critique pas, il fait un constat sérieux sur l’évolution des mentalités.

Les gamers d’aujourd’hui veulent tout instantanément et lâchent prise au moindre désagrément. Il y a moins de patience. Cela correspond à l’image de notre société aujourd’hui. Il faut constamment les motiver pour ne pas les perdre. À notre époque, nous nous taisions et travaillions encore plus dur.

François Camacho.

Sans parler du côté économique des choses. « Avant, il y avait une relation de confiance entre le président et le joueur. Nous sommes allés jusqu’au bout de ses fiançailles. Ce n’est plus le cas. »

Football. National 3 : US Alençon-Gonfreville au stade Jacques Fould d’Alençon, samedi 17 septembre, 18h

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