Football : Delphine Chatelin avait « peur pour la survie des Girondins de Bordeaux »

By | September 14, 2022

La blessure évolue plutôt bien. Je n’avais pas une simple fracture croisée, mais une pentade, dans le jargon médical. C’est assez rare, c’est le total, déchiré devant, dos et bande intérieure. Ils m’ont fait de la bandoplastie, des opérations assez difficiles. Normalement, je devais rester en dehors du terrain pendant un an et demi.

Mais je vais …

La blessure évolue plutôt bien. Je n’avais pas une simple fracture croisée, mais une pentade, dans le jargon médical. C’est assez rare, c’est le total, déchiré devant, dos et bande intérieure. Ils m’ont fait de la bandoplastie, des opérations assez difficiles. Normalement, je devais rester hors du terrain pendant un an et demi.

Mais avant que je revienne, j’ai encore peut-être trois semaines de rééducation. Après tout, rien n’est sûr, je dois récupérer au niveau musculaire pour être équilibré au niveau des deux jambes. Je fais ma réathlétisation avec les garçons du centre de performance. C’est intéressant, ça me permet de travailler physiquement, techniquement, les tacles et surtout cette peur.

Vous souvenez-vous du moment de la blessure ?

Je l’ai fait lors d’un match préparatoire contre une équipe allemande une semaine avant la Ligue des champions. Après un contact mon pied s’est coincé et tout le genou a pris avec. J’étais très bien entouré de mes proches, de mes coéquipiers, du staff médical. Le club a très bien géré ma blessure.

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Vivez-vous du foot aux Girondins ?

Oui, à Bordeaux nous sommes tous trois ou quatre ans sous contrat. J’ai de nombreuses activités à côté. En ce moment je suis en apprentissage de naturopathe. Avant cela, j’ai travaillé pour le club pendant deux ans au service marketing. J’avais également créé une entreprise de skate. J’ai fait beaucoup à côté, c’est bien aussi de pouvoir couper, surtout avec une blessure comme celle-là. J’ai eu des cercles autres que le football, ce qui permet de voir les choses différemment.

Combien d’années veux-tu être sur le terrain à 34 ans ?

Je ne sais pas jusqu’à mon retour sur le terrain que je n’ai pas trouvé mon niveau, je ne peux pas dire. Je ne veux pas jouer au football quand je vois que mes performances ne sont plus ce qu’elles étaient.

Vous avez été témoin des nombreuses aventures qui ont caractérisé le quotidien des Girondins de Bordeaux ces derniers mois. Une dizaine de grands départs (Bilbault, Périsset, Lavogez, Jaurena), un budget en baisse, le département féminin semble victime collatérale de la relégation des garçons…

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Le club rencontre des difficultés. L’équipe masculine, les employés de l’administration et, forcément, nous aussi sommes touchés. On l’a compris, chacun doit faire un effort pour sauver le club.

A part ça le groupe reste compétitif, nous avons retenu des filles expérimentées et recruté des filles plus jeunes. Si on regarde le premier match de championnat, ça s’est très bien passé (victoire 4-2 contre Le Havre, ndlr), tant au niveau du jeu que de l’esprit d’équipe.

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Avez-vous eu peur pour la survie de la section féminine ?

Nous avions surtout peur pour la survie de l’association. Nous avons traversé une période où nous étions tous dans le noir, nous ne savions pas ce que l’avenir nous réservait. C’était global, pas notre section spécifique.

L’équipe a disputé la Ligue des champions la saison dernière et a joué en tête du classement. N’est-ce pas ennuyeux de baisser ses objectifs à cause de l’équipe masculine ?

Non, ce n’est pas vraiment juste. L’année dernière, nous avons joué la Ligue des champions, nous avons une équipe très compétitive, mais en Ligue 1, nous avons terminé 6e. Cela n’avait rien à voir avec les résultats des garçons. On aurait dû faire mieux l’an dernier avec le groupe qu’on avait.

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Notre objectif maintenant est de faire aussi bien que l’an dernier. Lors d’une restructuration, vous n’avez pas à vous fixer des objectifs trop élevés. Il faut être réaliste et se concentrer sur la reconstruction du groupe sur le long terme.

Le football féminin a beaucoup changé depuis vos débuts…

La plupart d’entre nous sommes sous contrat, c’est notre travail. Ça va dans le bon sens, il n’y a pas que Lyon et Paris qui financent. C’est vraiment devenu plus démocratique au cours des six ou sept dernières années. Nous avions l’habitude d’étudier, nous avions tous un travail. A la base, je jouais au foot par passion, pas pour devenir professionnel. Et je ne le regrette pas. Au final j’aurai un bagage en main.