Football. Jaly Mouaddib, la bombe à retardement

By | November 23, 2022

Jaly Mouaddib (centre) était prêté à Avranches la saison dernière.  Il y a eu une saison assez compliquée.
Jaly Mouaddib (centre) était prêté à Avranches la saison dernière. Il y a eu une saison assez compliquée. ©Aline Châtel

Considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs joueurs français de sa génération il y a quelques années, le Franco-marocano-algérien n’a pas encore débuté sa carrière professionnelle. Jaly Mouaddib, formé au Stade Malherbe de Caen avant d’entrer dans LOSC en U18, c’est ce qu’on peut appeler un vrai talent. Le joueur, qui est aussi intelligent sur le terrain qu’en dehors, nous fait le point sur son début de carrière terne.

Jaly, comment vas-tu depuis l’année dernière ?

Ca va bien ! J’ai eu la pubalgie récemment mais je me traite bien pour que ça marche!

Après une saison de prêt à Avranches avec des hauts et des bas, comment se passe votre début de saison à Angers ?

J’ai eu pas mal de blessures depuis le début de la saison donc c’est compliqué. J’ai eu une entorse à la cheville derrière cette pubalgie. Je passe plus de temps à l’infirmerie que sur le terrain. J’ai repris depuis peu, j’espère commencer ma saison rapidement.

“Quand on a sa chance, il faut savoir la saisir”

A votre arrivée vous avez fait une préparation prometteuse avec les professionnels. Comment expliques-tu que deux ans plus tard tu n’as toujours pas joué une minute avec l’équipe première en match officiel ?

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Pour être honnête, je ne sais pas. Je pense que c’est le football, on a notre chance ou on ne l’a pas. Mais une fois que vous l’avez, vous devez savoir comment le capturer. La première année il y avait déjà le Covid, puis j’ai eu pas mal de concurrence au milieu avec des gars comme Fulgini. Il faut savoir l’accepter.

Pensez-vous que votre profil de milieu de terrain à l’ancienne est lié à votre non-utilisation?

Ça veut tout dire et rien au final. Mais c’est vrai que j’ai des faiblesses sportives qui me limitent vite au rôle de numéro 10, qui ne joue que lorsqu’il a le ballon. Pourtant, quand je vois les joueurs auxquels je m’identifie, comme Özil, James Rodriguez ou Guti, ce sont des styles de jeu qui n’existent presque plus aujourd’hui.

Besoin de vous réinventer ?

Je n’ai que 22 ans, j’ai encore le temps de développer et d’affiner mon jeu, je ne peux pas m’en plaindre, c’est à moi de m’adapter. C’est aussi une question d’enjeux et de façon de jouer, qui change beaucoup selon ce que demande l’entraîneur. Certaines baskets permettent plus de liberté, d’autres un peu moins.

“Avant d’être footballeurs, nous sommes humains”

Tu dois être frustré quand tu vois comment certains joueurs avec qui tu as joué ou qui étaient devant il y a 2-3 ans performent en Ligue 1 ou en Ligue 2…

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Honnêtement pas du tout, je suis content pour eux. Un gars comme Alexis Flips, c’est un ancien coéquipier mais c’est surtout un ami. Quand je vois son succès, je suis très content pour lui et fier de lui. Filleul (Kyeremeh) c’est pareil, c’est mon ami et je ne peux qu’être content de son succès car il le mérite ! Avant d’être footballeurs, nous sommes humains.

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Mais pourquoi elle et pas toi ?

Je n’arrête pas de me dire que je n’ai peut-être pas toujours pris les bonnes décisions. J’ai peut-être fait quelque chose de mal, parce que j’aurais pu avoir ce succès. Mais on oublie vite que 22 ans c’est encore jeune ! Bien sûr il y en a qui jouent déjà en Ligue 1 ou en Ligue 2, mais il y en a beaucoup qui percent après. C’est loin d’être terminé pour moi.

Lors de votre dernière année à Lille, vous aviez deux autres options, pourquoi les avez-vous rejetées et avez-vous choisi Angers ?

J’ai eu l’opportunité de signer mon premier contrat pro à Lille, mais honnêtement je savais que c’était trop compliqué pour les jeunes de jouer en professionnel à l’époque. L’équipe était trop forte et jouait dans le haut du tableau, c’était difficile d’intégrer les jeunes. Ensuite, il a été question de grandes équipes européennes, mais je voulais juste rester en France. Quand Angers m’a contacté, j’ai été séduit et signé tout de suite.

“Je vais être patient”

Que manque-t-il désormais à Jaly Mouaddib pour ses débuts en Ligue 1 ?

Je dois déjà me soigner complètement et mes troubles physiques me laissent un peu calme. Alors quand j’ai ma chance, je dois la saisir. Je reste patient.

Pour finir, peux-tu nous dire quelque chose sur ton frère Jad ?

Il va très bien, il est occupé par beaucoup de choses et aujourd’hui, il s’épanouit aussi en dehors du terrain. Je suis très fier de lui!

(De notre correspondant Oscar BELLEC)

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