Football. Julien Le Pen dans Dives : “Je vois tout ce que Philippe Clément peut m’apporter”

By | November 23, 2022

Julien Le Pen a des raisons d'être heureux et fier de son équipe.
Julien Le Pen s’est longuement entraîné au stade de Venoix, où il était à la tête de l’AG Caen. ©Aline Châtel

Quand il a mis le survêtement pour la première fois SU Dives-Cabourg, Julien Le Pen senti la signification symbolique du moment. Après 16 ans auAG Caen, qu’il avait quitté quelques mois plus tôt, le technicien a tourné une nouvelle page de son histoire. Depuis la semaine dernière, il assiste Philippe Clément au SUDC. En tant qu’adjoint plutôt qu’en tant qu’associé, il mène les séances face au “boss”, comme il décrit l’entraîneur historique du club de National 3. Comme par hasard, le premier match auquel il participera depuis le banc sera contre Julien. Le Pen à l’Avant Garde, samedi 26 novembre 2022, au stade de Venoix.

Julien, comment as-tu vécu le temps sans coach après avoir quitté l’AG Caen ?

Je l’ai bien vécu parce que je le voulais aussi. J’en ai ressenti le besoin. Après une saison très éprouvante entre le DES (diplôme d’entraîneur jusqu’en National 2, ndlr) et ce que j’ai vécu au club, avec mon écart, mon retour et enfin, un gros côté de moi dans l’avant-garde C’était un accomplissement et une fierté de pouvoir quitter le club à ce niveau N3 que j’avais contribué à construire au fil des années.

Il était temps d’en profiter pour prendre du recul avec ma famille, pour prendre du temps pour mes trois enfants et ma femme. J’avais promis de partir en vacances avec eux. Je ne suis revenu que vers le 23 août, c’était compliqué de reprendre un projet. J’ai eu des demandes que j’ai refusées.

Comment êtes-vous resté connecté au football ?

Je ne suis pas resté loin du terrain car j’ai beaucoup travaillé comme entraîneur avec la Ligue de Football de Normandie et l’UFR Staps. J’ai aussi regardé beaucoup de matchs, j’ai analysé beaucoup d’équipes. Je suis resté près du terrain sans ressentir la pression d’une équipe. C’était bon pour moi. Maintenant, je suis très heureux de trouver un emploi. Mon objectif était de revenir sur le terrain pour m’amuser à nouveau. J’ai également passé beaucoup de temps à formaliser davantage mon projet de jeu, mon projet de vie et mon projet de club afin d’avoir les outils nécessaires pour accompagner tout un club dans sa structuration.

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“Le patron c’est Philippe”

Plongées, comment cela s’est-il passé ?

C’est arrivé naturellement. Je suis en contact avec Philippe (Clément) depuis l’année dernière. Il a été l’un des plus grands soutiens que j’ai eu dans mon travail après mon départ. A cette époque, il m’avait déjà offert la possibilité de terminer la saison avec Dives afin de faire mon diplôme.

Cette année Mathieu (Chevreau) était arrivé. C’est fini, mais Philippe a cette envie d’avoir quelqu’un pour l’accompagner au quotidien lors des entraînements. Il aimerait avoir plus de distance, même s’il est tout le temps présent avec moi. Il m’a proposé ce rôle d’assistant clairement défini. Je suis là pour concrétiser le projet de Philippe et inciter les joueurs à suivre ce projet à l’entraînement. Je fais aussi des analyses vidéo avec les joueurs. Mais le patron c’est Philippe.

N’est-il pas difficile de passer du numéro 1 au numéro 2 ?

Pas vraiment. On ne me demande pas d’être l’assistant d’un entraîneur de mon âge. Quand j’ai commencé à m’entraîner à la Promotion d’Honneur, je me suis toujours dit : “Si un jour je m’entraîne dans la même ligue que Philippe, Vincent Laigneau, Olivier Joba, je réussirai ma carrière”. . Je l’ai peut-être fait plus tôt que je ne le pensais donc je ne fixe pas de limite pour aller plus haut. Je vois tout ce que Philippe peut m’apporter. Son expérience, notamment par rapport à sa direction de groupe, n’est pas la mienne. Le contact avec les hommes est la force de Philippe.

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Le destin vous fait un joli clin d’œil en vous déposant sur le Vanguard lors de votre premier match avec Dives…

C’est forcément spécial. Ce serait encore mieux si je revenais en tant que numéro 1. Là j’arrive en tant qu’adjoint, l’approche du jeu n’est pas la même. Ce sera encore bizarre. Nous y avons joué pendant cinq ans. C’est un stade que j’ai aimé et dont j’ai beaucoup de souvenirs. J’aime y retourner. Je ne suis froid avec personne. J’espère vivre un bon match de football. J’ai hâte de retrouver le goût de la compétition, même si ce sera un match difficile avec le co-leader du championnat.

“Une mission compliquée mais belle”

L’AG Caen est revenu aux standards d’il y a deux ans. Qu’est-ce qui t’inspire?

J’aimerai toujours l’avant-garde. C’était ma deuxième famille pendant 16 ans de ma vie. Je suis content pour toi. Leur objectif est certainement d’atteindre National 2, ce début de championnat montre qu’ils ont les qualités pour y parvenir. Je leur souhaite la meilleure saison possible. La plupart des joueurs sont restés amis. J’espère qu’ils atteindront leur objectif à court, moyen ou long terme.

Quant aux plongées, la saison est beaucoup plus difficile et la mission d’entretien sera compliquée cette année avec au moins cinq descentes…

La mission est compliquée mais belle. Je pense que le maintien se jouera autour des 30 points (Dives-Cabourg compte actuellement quatre matchs après sept, ndlr). Je regarde beaucoup Dives depuis le début de l’année, il y a de la qualité. Le staff travaille bien, les responsables essaient de structurer au mieux le club, il y a une âme, la mission n’est pas impossible, elle est dure. Avec un entraîneur expérimenté comme Philippe, qui a vécu des situations bien plus complexes que cela, le défi s’est accru. Il faut compter sur le Club Dives-Cabourg cette saison. Après on va se battre contre d’autres équipes qui ne sont pas forcément en bas de tableau, comme Alençon.

Êtes-vous avec Dives pour succéder à Philippe Clément ?

Nous n’en avons pas parlé. Le club avait un besoin, j’avais des envies. De cette façon je peux découvrir le club de plongée sans avoir la pression d’être numéro 1. En même temps, Dives me découvre aussi en tant qu’entraîneur et en tant qu’homme. Nous verrons ce qui se passera ensuite. Nous sommes très concentrés sur cette année. L’objectif est de s’amuser en collaborant et de gagner des matchs pendant le week-end. Nous ne nous sommes pas projetés dans le futur et je ne pense pas que ce soit nécessaire. Les choses sont faites quand elles doivent être faites. Je me concentre sur ce qui m’intéresse cette saison, c’est-à-dire l’obtention de Dives-Cabourg en National 3.

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