Football. Kévin Leroux, entraîneur de l’Ifs : “Ce serait présomptueux de viser autre chose que le maintien”

By | August 22, 2022

Kevin Leroux, entraîneur de l'AS Ifs.
Kevin Leroux, entraîneur de l’AS Ifs. ©Aline Châtel

La saison dernière, alors qu’il visait une montée en Régional 1, Ifs souffrait de douleurs et aborde un nouvel exercice en R2 de manière très humble. Les Ifois ont perdu de nombreux joueurs dont Ibrahima Sow, Julien Moreau, Abdel Harir, Jonathan Tendron, Mourad Tamouh et Erwan Mboma. En plus de Selim Maache (ex-MOS), des joueurs du niveau sont arrivés. Ifs démarre un nouveau cycle. Entrevue avec l’entraîneur Kevin Leroux.

Kevin, est-ce que Ifs retourne dans un nouveau cycle ?

Au total, car nous avons neuf nouveaux joueurs : sept de l’extérieur et deux du groupe réserve. En même temps, il y a huit départs ou arrêts. Nous avons orienté le recrutement vers les joueurs R2 uniquement pour démarrer un nouveau cycle de travail. C’est un recrutement moins clinquant que l’an dernier mais avec plus de joueurs qui connaissent le niveau.

A-t-il été voulu ou subi après une saison compliquée ?

Soit l’entraîneur, soit une partie du groupe a dû être remplacé. Les choses m’ont amené ici. Nous avons réfléchi à la composition de la main-d’œuvre. Nous avons convaincu ceux que nous voulions garder de rester. Ceux qui ne rentraient plus dans la suite ou qui étaient arrivés au bout de leur histoire avec nous sont partis. Nous avons décidé de démarrer un nouveau cycle avec presque une nouvelle équipe. Il y a des joueurs de niveau inférieur désireux de découvrir R2 et de performer. Mais il reste encore quelques dirigeants. Nous voulions avoir un effectif réduit, mais un groupe qui s’épanouit, qui travaille dur, qui sur le papier a moins de talents individuels mais qui collectivement peut performer différemment. La seule sortie non désirée est celle de Jonathan (Tendron). C’est le seul bémol de la basse saison.

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“C’est la faute de l’entraîneur”

Voulez-vous tirer les leçons de la saison dernière ?

Oui, nous avons appris nos leçons. Je suis le manager de l’équipe, donc je suis responsable de la saison. Ce n’est pas la faute des joueurs qui sont venus ou qui étaient là. C’est la faute du coach, c’est la faute de ce qu’on a voulu faire et de ce qui s’est parfois coincé. Cette année nous avons essayé de faire mieux en nous posant les bonnes questions. Nous voulons trouver une équipe plus conquérante, énergique. Il s’en sortira moins par le talent individuel et plus en tant que corps collectif.

On peut imaginer que cela prendra du temps, mais la préparation semble bien se dérouler…

Ça va prendre du temps parce qu’il y a des joueurs qui découvrent de nouvelles méthodes, des joueurs qui gagnent un nouveau statut, des joueurs qui entendent des mots qu’ils n’ont jamais entendus à l’entraînement parce qu’ils sont du niveau inférieur… La préparation se passe bien, parce qu’on travaille bien. La préparation est différente. Nous ne connaissons pas encore le nombre de départs. Cinq, six, sept… Il serait présomptueux de dire que nous visons autre chose que la maintenance. Il faut se servir de l’expérience de l’année dernière où notre groupe (à partir de R2) a obligé tout le monde à jouer le maintien. Nous terminons sixièmes, à deux points de la troisième et à deux points de la première place en relégation. Au-delà de l’entretien, le but est aussi de créer un groupe capable d’enchaîner les années d’après. Pas de prise de tête cette année (sourire).

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“Les meilleurs chiffres sont à Villers-Bocage et Coutances”

Regrettez-vous d’avoir montré vos ambitions la saison dernière ?

Non, je ne le regrette pas. Avec l’effectif que nous avions et l’envie que nous avions d’évoluer, il ne fallait pas se mentir. J’ai dit que nous jouerions tous les matchs pour les gagner. Si nous les gagnons tous, nous sommes promus. Cela ne s’est pas passé ainsi. L’important était de digérer et d’entretenir ce changement très rapidement, en décembre. La saison dernière a été traumatisante. On perd Selim Besri, on perd Jimmy Auvray et d’autres. Ce n’était pas facile à digérer. Les changements de cycle comme nous le faisons maintenant sont possibles si nous les prévoyons. Si on les subit pendant la saison, c’est plus compliqué. Nous avons résisté à la tempête. C’est amusant de commencer quelque chose de nouveau.

Votre groupe régional 2 apparaîtra ouvert. Qui peut se démarquer ?

Je pense que les meilleures équipes sont à Villers-Bocage et Coutances. Il faut faire attention aux réserves et à Ducey. La réserve aura le meilleur effectif certains dimanches… C’est très ouvert. Après cela, il y a un groupe de huit équipes dans lequel il est difficile de passer une commande. Nous savons ce que ce genre de période de l’année exige en termes d’état d’esprit. On ne peut pas se passer d’un groupe fermé comme on l’était en fin de saison dernière. Nous établissons ce cadre maintenant et espérons le maintenir dès que possible. Dans trois ans, la R2 sera la R1. Nous serons tous heureux d’être là. Le noyau du groupe doit rester trois ans et le club peut garder cette équipe à ce niveau.

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