Football – Pau FC : Sêssi d’Almeida, l’investissement permanent

By | September 15, 2022

Ça reste une bonne expérience, un bon retour en France, dans un club sympa. Je n’étais pas aussi bon la saison dernière, il y a eu un changement d’entraîneur. Il faut savoir quitter sa place quand ça ne va pas si bien dans un club.

C’est un match qui me tient beaucoup à cœur, j’ai envie d’en faire plus, encore plus, pour gagner. Vengeance… Je n’aime pas vraiment ce terme, je veux surtout leur prouver qu’ils ont tort de m’avoir écarté.

Après un début de saison compliqué, le Pau FC a remporté son…

Ça reste une bonne expérience, un bon retour en France, dans un club sympa. Je n’étais pas aussi bon la saison dernière, il y a eu un changement d’entraîneur. Il faut savoir quitter sa place quand ça ne va pas si bien dans un club.

C’est un match qui me tient beaucoup à cœur, j’ai envie d’en faire plus, encore plus, pour gagner. Vengeance… Je n’aime pas vraiment ce terme, je veux surtout leur prouver qu’ils ont tort de m’avoir écarté.

Après un début de saison difficile, le Pau FC a décroché sa première victoire de la saison à Laval, un soulagement ?

Enfin, nous sommes récompensés pour le travail accompli. Aucun de nous ne s’attendait à un début de saison aussi compliqué. Mais il faut garder son calme, travailler et attendre des jours meilleurs. On est sur une bonne dynamique avec trois bons matchs.

Aujourd’hui, notre génération doit regarder au-delà du football et apprendre quoi faire de son argent.

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Comment êtes-vous arrivé à Pau ?

L’entraîneur et le directeur sportif voulaient travailler avec moi. J’ai quitté Valenciennes car je venais d’un prêt de six mois à Tondela (1ère Ligue portugaise), la confiance était un peu brisée. Je voulais découvrir un nouveau projet sportif et humain.

Il abrite l’Aquitaine, le Sud-Ouest. Des valeurs qui m’ont fait grandir, le travail, la discipline, une certaine “grinta”. J’ai fait toute ma formation aux Girondins de Bordeaux, j’ai commencé à l’école de foot. J’en garde un très bon souvenir, j’ai eu l’opportunité d’entrer en contact avec le monde professionnel.

Pourtant, les choses se sont mal terminées en Gironde.

J’ai été un peu déçu du processus. J’aurais dû, je pense, avoir un peu plus d’importance à Bordeaux. C’étaient des choix de club, peut-être qu’ils pensaient que je n’étais pas prêt à ce moment-là. C’est la vie du footballeur. Le plus important est de trouver un projet.

Dans la suite vous signez avec le PSG. Y a-t-il des anecdotes que vous aimeriez partager avec nous ?

C’était une super expérience, j’ai beaucoup appris. J’ai côtoyé pas mal de pépites : Christopher Nkunku, Presnel Kimpembe, Odsonne Edouard. J’ai eu la chance de construire un banc au Parc des Princes pour me récompenser de mon travail avec l’équipe réserve.

Après une seule saison, Paris ne vous retient plus. A l’époque, aviez-vous peur de ne pas réussir dans le monde professionnel ?

Je n’avais pas peur, je venais d’une belle écurie. C’était plus facile d’avoir des opportunités. J’ai bien récupéré en Angleterre, un beau projet sportif au Barnsley Championship.

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Le destin est inexorable car il est facile de s’y blesser.

J’ai réussi à me battre pour décrocher un bon contrat dans un bon championnat. Après trois matchs, je fais les croisés. C’était un coup dur mais j’avais décidé de rester fort mentalement et de travailler pour revenir au plus vite.

Après j’ai rompu mon contrat pour trouver du temps de jeu à Blackpool en D3 anglaise. J’ai beaucoup appris là-bas. Je n’ai que de bons souvenirs là-bas. Ça joue tous les mardis et samedis, c’est très intense, très rigoureux. Ce football était une de mes caractéristiques. J’ai toujours voulu travailler un peu plus pour aider mes coéquipiers sur le terrain.

Les jeunes doivent être formés directement depuis le centre de formation. Ça éviterait pas mal de soucis, d’erreurs qui peuvent affecter mentalement et sur le terrain.

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Vous représentez également votre pays d’origine, le Bénin. Est-ce une fierté de porter ce maillot ?

C’est la terre de mon père. Il n’y a aucune explication à cette passion. Jouer pour son pays d’origine est transcendant, chaque match dans notre capitale, Cotonou, est intense.

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Toutes ces expériences vous ont façonné et vous ont permis de publier un livre intitulé Footballeurs et Investisseurs, dans lequel vous prodiguez des conseils financiers à de jeunes footballeurs.

Aujourd’hui, notre génération doit regarder au-delà du football et apprendre quoi faire de son argent. La situation contractuelle des footballeurs est incertaine. Je voulais partager mon expérience pour les aider à s’éduquer financièrement et à se protéger grâce à différents outils.

Les jeunes doivent être formés directement depuis le centre de formation. Ça éviterait pas mal de soucis, d’erreurs qui peuvent affecter mentalement et sur le terrain. J’en ai fait quelques-uns aussi, l’important est de ne pas faire trop gros pour rester à flot.

Quel est l’investisseur de Sêssi d’Almeida ?

Il a plusieurs casquettes, c’est l’immobilier, le e-commerce, la bourse. Le slogan est : “Ce qui compte ce n’est pas combien tu gagnes, c’est combien tu gardes”. A 26 ans je pense à ma carrière après ça, il n’y a pas d’âge pour ça, plus on y pense tôt, plus on est en sécurité.

J’ai un conseiller financier et un gestionnaire de fortune. Nous nous sommes rencontrés au centre de formation. L’éducation passe aussi par la lecture, de bonnes vidéos Youtube. Il existe pas mal d’outils. J’avais suivi une petite formation en gestion de patrimoine, donc c’est peut-être un travail que j’apprécierai peut-être à l’avenir. Je guide un peu mes coéquipiers.

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