Football : Sébastien Joseph partagé entre Soyaux et Rodez

By | September 23, 2022

L’ancien entraîneur de Rodez et Soyaux, aujourd’hui conseiller technique de la Ligue Méditerranée et conseiller de Canal+ pour la D1, donne son point de vue sur ses anciens clubs avant le match entre ces deux équipes le samedi 24 septembre à 14h30 et le championnat féminin. .

Qui allez-vous soutenir aujourd’hui ?

je suis partagé Il y a des joueuses avec lesquelles j’ai des affinités des deux côtés, comme Cathy Couturier et Romane Munich à Soyaux. A Rodez ce sont les fantômes, Solène Barbance et Chloé Bornes. C’est difficile de me positionner. Mais ça me fait très plaisir de revoir le Raf revenir en D1. Je sais qu’un gros travail a été fait, déjà au niveau des garçons, mais aussi sur les infrastructures et le développement du club. J’espère que Rodez saura tenir.

Ils ont passé deux saisons à Rodez (2015-2017) et un peu plus de trois à Soyaux (2017-2020). A quel point avez-vous façonné ces deux clubs au cours de votre carrière ?

J’aurai toujours une forme d’appréciation pour Rodez. C’est le premier club qui m’a fait confiance en D1 et c’est un pari de nommer un entraîneur qui n’a jamais entraîné à ce niveau. Je suis content d’avoir eu cette opportunité, je pense que j’ai bien fait à cause des résultats que nous avons eus. Rejoindre Soyaux en 2017 était une manière de passer à un club plus structuré avec un projet de professionnalisation.

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Rodez et Soyaux pourraient être des concurrents directs pour le maintien cette saison. Qu’est-ce qu’ils ont en commun?

Les deux clubs ont des joueurs habitués à ces combats de maintenance. Ils ont également une infrastructure décente avec laquelle travailler.

Et leurs différences ?

Il y a plus de jeunes joueurs à Rodez et certains découvrent la D1 alors que Soyaux a plus d’expérience. Un avantage pour Raf tout au long de la saison sera de pouvoir compter sur le soutien de ses fans, alors qu’à Soyaux le public est plutôt spectateur. Il y a aussi plus de stabilité. Matthieu (Rufié, l’entraîneur, ndlr) découvre la D1, mais il connaît le club. Chez Soyaux, nous avons quatre entraîneurs en deux ans et il y a aussi eu beaucoup de changements dans l’effectif. Mais je pense que la différence se fera dans le suivi médical. Le club qui consacre le plus de ressources à la récupération et à la prévention des blessures a les meilleures chances de rester. Parce que lorsque nous commençons à subir des blessures importantes, cela peut être désastreux.

Autre similitude : Ils ont quitté les deux clubs avec l’accusation de manque de professionnalisme…

Rodez était sur le projet. J’ai eu l’impression qu’il n’y avait aucune volonté d’aller dans le sens du professionnalisme, c’est-à-dire de mettre plus de ressources dans tout ce qui est nécessaire à la performance. C’est très bien que le club soit de retour en D1 mais je sais que Mathieu a du mal avec certaines choses autant que moi.

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Par contre, à Soyaux, où presque tout le personnel est sous contrat, on pouvait commencer l’entraînement à 10h30, vidéo, reprise, etc. Ce que j’ai regretté et m’a fait partir c’est que les nouveaux dirigeants venus devaient détruire tout ce qui était là.

Comment voyez-vous l’évolution de la D1 ?

C’est intéressant : tous les clubs se professionnalisent. On n’est plus dans le schéma où Lyon marque 8 ou 9 buts pour tout le monde avant de traverser deux matchs difficiles face à Paris. Il y avait aussi des progrès dans l’image, et plus de médias en parlaient. Mais là où il faut faire attention, c’est au développement dans d’autres pays. En Italie et en Espagne, tous les clubs sont professionnels. Les droits de télévision ont explosé en Angleterre. Il y a quelques années, la France était attractive pour les internationaux étrangers, maintenant nous perdons petit à petit nos meilleurs joueurs.

On peut aller encore plus loin dans la communication. En Espagne il y a des matchs avec 60 000 ou 80 000 spectateurs alors qu’on a du mal à en avoir plus de 2000. On pourrait gagner à faire passer la D1 de 12 à 14 ou 16 clubs. Et nous devons aussi penser à la formation et à la manière dont nous protégeons les clubs. Avec les contrats fédéraux, les clubs formateurs ne sont pas sûrs d’être payés si un joueur part. Si on passait sous l’égide de la LFP (ligue professionnelle)ça changerait les choses.

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interrupteur ouvert

Le samedi 24 septembre (14h30), Rodez se déplace à Soyaux. Et les Aveyronnaises ont vérifié cette date depuis la publication du calendrier. Car après avoir débuté contre deux des plus grosses équipes du championnat (le Paris FC et le PSG), les Sang et Or affrontent une formation plus abordable que les leaders du championnat. Mais c’est aussi une équipe qui pourrait jouer avec eux en fin de saison. D’où l’importance de ce match qui offre aux deux adversaires l’opportunité d’ouvrir leurs compteurs. Et les Ruthénoises doivent ouvrir leur compteur puisque Soyaux a déjà marqué face à Lyon dimanche 18 septembre.

Le groupe : Le groupe : Libourel, Sieber – Sévenne, Antoine, Bogi, Hall, Sureau, Canon, Guellati, Bornes, Cance, Saunier, Barbance, Champagnac, Altunkulak, Stievenart, Lamontagne, Tarrieu.