Garun-Paysanne à Hénansal : « Le monde agricole a besoin de stabilité pour avancer ! – Armure Lamballe

By | November 24, 2022



  • 1 A dépassé la barre des 400 000 tonnes

  • “Malgré le ralentissement du marché national (-7%) de l’alimentation animale, qui représente 90% du chiffre d’affaires de la coopérative Garun-Paysanne, notre activité a augmenté de 3,1% et le seuil des 400 000 tonnes a été dépassé avec une forte croissance des bovins (168 kt, +4,7%) et volailles (60 kt, +12,1%). Nous produisons plus et vendons plus cher, donc notre chiffre d’affaires augmente. Au cours de l’exercice écoulé, il s’élevait à 163,70 millions d’euros. »

  • 2 Hausse des prix

  • « Nous avons dû faire face à une augmentation assez forte du prix des matières premières, que nous avons dû répercuter sur le prix de vente de nos produits alimentaires. Et puis il faut maintenant faire face à la hausse des prix de l’énergie, que nous devons également répercuter faute de marges suffisantes et d’un manque de soutien du secteur public. Vous devez mettre en place une protection douanière pour l’industrie. Alors qu’en Allemagne le prix du mégawatt pour les entreprises est d’environ 130 euros, en France il est de 500 euros ! Il y a là un vrai biais intra-européen. Avec de tels écarts, difficile de rester compétitif ! »

  • 3 Un engagement énergétique de longue date

  • « À la coopérative, nous n’avons pas attendu la hausse des prix de l’énergie pour revoir notre copie. Par exemple, nous remplaçons depuis plusieurs années un grand nombre de moteurs de machines par des modèles plus économes en énergie. Il ne nous reste plus grand-chose pour économiser encore plus, sauf peut-être en termes de logistique, via le bundling. »

  • 4 Diversification des cultures déjà en cours

  • « Concernant la question climatique, dans la coopérative nous sommes tous mobilisés de différentes manières, par exemple par rapport à la diversification alimentaire. Encore faut-il trouver des circuits, des débouchés et une exploitation correcte pour faire face aux protéines classiques importées de l’étranger. Si on produit trop cher en France, on fait le lit à partir d’importations. »

  • 5 Gardez le cap

  • « Le monde agricole n’est pas contre le changement, mais le problème, ce sont les réglementations, les directives contradictoires. Nous avons affaire à une administration, Bruxelles, qui est en retard. Nous sommes dictés par les contraintes du monde d’avant, où les échanges étaient sans limites, alors que chaque jour nous sommes confrontés au monde de demain, qui après la crise sanitaire, avec des coûts exponentiels, un climat changeant… Il faut trouver une stabilité, une ligne, un cap, des perspectives pour pouvoir continuer à avancer, nourrir les français, protéger les animaux et l’environnement, notre tâche ! »

See also  Oxyane construit son usine de trituration de soja à La Côte-Saint-André