Grand Marché : Jackie Smith veut de la nourriture plus accessible que ‘des pommes à 12 piastres pour six’

By | November 22, 2022

Alors que la Ville a annoncé de nouvelles aides pour le Grand Marché, le Conseil municipal de Limoilou demande que l’offre soit revue afin d’y fournir des produits d’épicerie à un prix raisonnable.

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Lors d’une conférence de presse lundi matin, Jackie Smith a répondu à l’annonce de la ville selon laquelle elle fournirait une aide de 44 000 $ et ouvrirait l’accord une troisième fois pour aider dans le Grand Marché.

Dans un communiqué vendredi, la ville a rendu compte de la “situation financière” de l’organisation sans la quantifier. Alors que l’achalandage atteindra le million de visiteurs en 2022, Jackie Smith, qui siège au conseil d’administration d’ExpoCité, affirme que la pandémie et les restrictions plus tôt dans l’année ont porté un autre coup au marché, qui a ouvert ses portes en 2019. “Si nous n’avions pas eu un confinement plus tôt cette année, nous aurions fait un profit sur le marché.”

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Offre plus adaptée

Elle convient que la Ville devrait soutenir financièrement la Coopérative des horticulteurs de Québec, qu’elle gère, mais l’offre alimentaire doit être mieux adaptée au quartier, dit-elle.

« Limoilou est un quartier populaire. Il y a beaucoup de gens qui sont dans le besoin. Et bouge [le Marché du Vieux-Port] juste en face vendant des pommes pour 12 piastres pour six… Il y a un désert alimentaire à Limoilou-Lairet et il faut réinventer le modèle du Grand Marché pour répondre non seulement aux besoins des touristes mais aussi des habitants de le quartier.”

Elle cite l’exemple du marché Jean-Talon de Montréal, dont la Ville devrait s’inspirer pour créer une attraction de quartier. “Si on veut donner un coup de pouce, il faut le faire de manière à ce que ça devienne un vrai marché local, où les prix ne soient pas pour les touristes mais pour la population.”

pesticides

Par ailleurs, le consultant a relancé un dossier qui avait été abordé début 2022, les pesticides. La conseillère Bianca Dussault a ensuite appelé la ville à se pencher sur l’interdiction du glyphosate et des néonicotinoïdes. Ce que le gouvernement Marchand a promis de poursuivre en reformulant la proposition. Il a alors été préféré qu’elle soit « surveillée » et « réduite » qu’interdite. Nous avions promis une session plénière d’ici la fin de l’année. Une promesse à “oublier”, selon Mme Smith.

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Elle rappelle que certaines villes ont interdit l’utilisation de ces produits. L’Ontario a adopté une loi les interdisant. “Pourquoi l’administration ne s’occupe-t-elle pas de la santé de ses citoyens ? C’est extrêmement problématique. […] Nous ne sommes pas plus fous au Québec qu’en Ontario. Pourquoi avons-nous 10 ans de retard ?

Elle promet de revenir sur l’acte d’accusation car il ne reste plus que trois conseils municipaux avant les vacances.

Elle veut faire pression pour qu’un règlement soit adopté avant l’été 2023.