“J’ai subi l’une des blessures les plus graves”, confie Delphine Chatelin

By | November 25, 2022

“Je ne me souviens pas de la date exacte, mais je sais que c’était lors d’un match amical contre Francfort, en août 2021, une semaine avant notre premier match de Ligue des champions. A ce moment là j’ai juste ressenti un choc, je me suis dit que je me faisais mal, j’ai senti que je souffrais de quelque chose…

“Je ne me souviens pas de la date exacte, mais je sais que c’était lors d’un match amical contre Francfort, en août 2021, une semaine avant notre premier match de Ligue des champions. À ce moment-là, j’ai juste ressenti un choc, je me suis dit que je me faisais mal, je sentais que je souffrais de quelque chose de grave. J’ai rapidement pensé à une déchirure du ligament croisé. Puis, quelques jours plus tard, j’ai consulté un chirurgien parisien qui a rapidement diagnostiqué que je souffrais bien d’une déchirure sur trois, notamment du ligament croisé antérieur, du ligament médial et du ligament postérieur. C’était clairement l’une des blessures les plus graves, avec seulement 5 % des athlètes qui se sont rétablis et ont repris leur carrière. Il m’a dit qu’il pourrait être difficile de revenir. Mais j’étais déterminé, je me suis dit que ce n’était pas encore fini. »

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rééducation

« J’ai été opérée rapidement, le 7 septembre. Parce qu’au-delà de ma carrière, je ne voulais aucune conséquence pour le reste de ma vie. Je suis resté six semaines sans avoir le droit de mettre le pied à terre. Cela a fini par être le plus difficile car j’ai perdu beaucoup de masse musculaire. Et il faut beaucoup de temps pour retrouver du volume musculaire. J’ai choisi de faire ma rééducation à Bordeaux, à part passer un mois au Grand Chêne car ils avaient une machine que le club n’a pas. Aux Girondins, nous avons de bons kinés. Au fil des semaines vous apprenez à marcher, à marcher, vous avez envie de progresser.

Il existe différentes étapes de réhabilitation. Mais le football me manquait au fil des jours. La réathlétisation a duré encore un an et un mois. C’est long mais je n’avais aucun doute, je vivais vraiment dans le moment présent. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas, surtout quand j’avais l’impression de stagner, de m’installer dans une certaine routine. Le staff médical du club était là, ainsi que certains de mes coéquipiers qui ne m’ont jamais laissé tomber, notamment Ève Perisset qui était à mes côtés pendant cette période. »

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Retour au groupe

« J’ai recommencé fin octobre et j’ai ressenti un renouveau. J’étais content d’être de retour dans le groupe, d’être là. Une certaine appréhension pouvait vivre en moi, mais j’ai travaillé mentalement pour la surmonter en me basant sur la visualisation. Je sais que mon jeu va évoluer pour le reste de ma carrière car cette blessure m’a changé. Ce sera une expérience de vie qui me rendra plus fort. »

Le premier jeu

« Patrice Lair m’a inclus dans le groupe pour le match contre le Paris SG dimanche dernier. Dès que je suis entré dans le jeu, je me suis dit, j’y vais, c’est tout. Je n’ai pas pensé à toutes les étapes que j’ai franchies en un peu plus d’un an. J’ai pu revenir dans un match contre un joueur de grande ligue avec un jeu de haute intensité. Je sais que je dois être patient. Je ferai n’importe quoi pour ne pas avoir de regrets. Maintenant, c’est à moi de montrer que je peux aider l’équipe et maintenant trouver ma place sur le terrain. »

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Le jeu