La faim fait son grand retour, dans le gaspillage le plus complet – vert.eco

By | September 22, 2022

enfant de l’assiette. Toutes les quatre secondes, quelqu’un sur terre meurt de faim. C’est l’avertissement lancé par 238 ONG mardi à l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Les signataires du forum regrettent une ” bousiller “ du phénomène, en comptant 345 millions de personnes dans le monde [qui] souffrent de faim aiguë, un nombre qui a plus que doublé depuis 2019 ». Pour l’association solidaire Care, interrogé par Vert, la crise alimentaire mondiale « prend des proportions effrayantes » et les résultats“un mélange mortel de pauvreté, d’injustice sociale, d’inégalité entre les sexes, de conflits, des effets du changement climatique, de chocs économiques, des effets persistants de la pandémie de Covid-19 et de la crise en Ukraine, qui continue de faire grimper les prix des denrées alimentaires et le coût de dérives vivantes.”. En temps normal, le pays assure 40% des besoins d’urgence du Programme alimentaire mondial, rappelle Les Echos.

La guerre en Ukraine “Une situation qui était encore très compliquée, notamment à cause de la pandémie de Covid, à laquelle il faut ajouter les conflits locaux et la fréquence et l’intensité des événements climatiques extrêmes, a porté le coup de grâce, déclare Guillaume Compain, chargé de plaidoyer climat et énergie chez Oxfam France. La Somalie, par exemple, a été frappée par une très longue sécheresse qui a conduit à la famine..

Lors de la sécheresse de 2017 en Somalie, des jeunes filles font la queue pour ramasser du porridge. © Amison/Alay

Face à cette situation critique, les États-Unis, l’Union européenne (UE), l’Union africaine, la Colombie, le Nigeria et l’Indonésie ont appelé à redoubler d’efforts pour lutter contre l’insécurité alimentaire dans une déclaration conjointe mardi à New York et se sont engagés à ces d’augmenter leur aide aux organisations humanitaires. Mercredi, le président Joe Biden a annoncé une nouvelle enveloppe de 2,9 milliards de dollars.

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Ce retour d’expérience sera assuré en marge du Sommet Diplomatique “Bienvenue. Les États-Unis commencent à mettre beaucoup de ressources sur la table », remarque Guillaume Compain, “mais dans l’ensemble les réponses ne sont pas à jour. L’aide humanitaire est chroniquement sous-financée. Lors de la COP21, les pays ont convenu d’atteindre un financement climatique annuel de 100 milliards pour les pays les plus pauvres d’ici 2020. Ce montant n’a toujours pas été atteint et 80% de ce financement sera apporté sous forme de prêts avec intérêts à rembourser., déplore-t-il. Dans un rapport publié la semaine dernière, Oxfam a estimé que le nombre de personnes souffrant de la faim dans les 10 pays les plus durement touchés par le changement climatique est passé de 21 millions en 2016 à 48 millions aujourd’hui. Historiquement, ces 10 pays ne sont responsables que de 0,13 % des émissions cumulées de CO2, indique Oxfam, qui appelle à la participation des poids lourds du grain et des entreprises de combustibles fossiles.

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L’Union européenne gaspille environ 154 millions de tonnes de nourriture chaque année

Les réactions de plusieurs pays, dont la France, risquent même d’aller dans le mauvais sens et de se contenter d’une vision à court terme. « La France a lancé une initiative pour la sécurité alimentaire des pays vulnérables, estimant qu’il faut aider ces pays à faire face aux prix des engrais, qui sont étroitement liés aux prix du gaz. Mais on ne peut pas imaginer une relance de l’agriculture en dehors du modèle agro-industriel si la société civile et la plupart des organisations paysannes exigeaient que l’agroécologie soit privilégiée.déchiffré avec Vert Marie Cosquer, analyste de plaidoyer pour les systèmes alimentaires et les crises climatiques à l’ONG Action contre la faim. Autrement, “La gouvernance du système alimentaire est très inégale et ne permet pas à tous de bénéficier du droit à l’alimentation”ajoute-t-elle, expliquant, par exemple, ce qui a causé la guerre en Ukraine “une très forte spéculation sur les aliments de base”.

En réalité, nous en avons déjà assez aujourd’hui pour nourrir la planète. Mais il y a une perte très forte dans toute la chaîne de production alimentaire. Il ne s’agit pas seulement du consommateur, il s’agit aussi de la récolte, du transport, des transformateurs, de la conservation, etc. », ajoute Guillaume Compain. Autres sources de mauvaise gestion : cultures destinées aux agrocarburants ou à l’alimentation animale. Arrêter de nourrir le bétail avec des aliments directement comestibles permettrait de nourrir un milliard de personnes supplémentaires, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Food. L’approvisionnement alimentaire mondial augmenterait ainsi de 13 % en termes de calories et de 15 % en termes de protéines. Cette semaine également, un rapport de l’organisation environnementale Feedback EU a souligné que l’Union européenne gaspille environ 154 millions de tonnes de nourriture chaque année. C’est plus que les 138 millions de tonnes de produits agricoles qu’elle importe. La quantité de blé gaspillé représente la moitié des exportations de blé de l’Ukraine et un quart des autres exportations de céréales. Selon la même source, ces déchets massifs sont à l’origine d’au moins 6 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.

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