“Le Quotidien de La Réunion” va boycotter la Coupe du monde 2022 au Qatar

By | September 20, 2022

laJournal de la Réunion a annoncé qu’il ferait l’impasse sur la Coupe du monde 2022 (20 novembre au 18 décembre) organisée au Qatar en raison “des atteintes intolérables à la dignité, aux libertés humaines, aux minorités et à la planète” dans l’organisation du tournoi. “Sans nous”, titrait-il sur fond de stade vide laJournal de la Réunion, l’un des deux journaux régionaux de l’île, paraît dans son édition du mardi. C’est la première fois en France qu’un média annonce un boycott de cet événement majeur du football.

Informations sur les enjeux environnementaux et humains soulevés par le concours

Dans un communiqué adressé aux autres médias locaux, le journal a précisé qu'”il n’y aura plus d’articles ou de publicités mettant en avant l’aspect sportif de ce Mondial 2022″. “Notre journal boycottera tout ce qui concerne l’événement sportif mais fera passer des informations sur les enjeux environnementaux et humains soulevés par la compétition”, a déclaré le directeur du mardi matin 13 avril. Du quotidien, Vincent Vibe.

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“Nous condamnons les conditions d’organisation de cette Coupe du monde”

« Nous avons décidé de rendre la Coupe du monde invisible dans nos colonnes, raconte le rédacteur en chef Kevin Bulard sur Europa 1. « Pour rendre visible tout ce que nous dénonçons sur cette Coupe du monde. Nous ne sommes certainement pas là pour donner des leçons. Nous ne boycottons aucun pays ailleurs. Nous ne boycottons pas le Qatar. Car si cet événement avait eu lieu en Chine, en France, aux Etats-Unis ou n’importe où dans le monde, nous l’aurions boycotté de la même manière. Ce sont les conditions d’organisation de la Coupe du monde que nous dénonçons. Si nous pouvons être d’accord derrière cette décision, contribuer à la sensibilisation, nous en serons très fiers.”

Conséquences financières pour le journal

La rédaction justifie ce choix par le respect de sa ligne éditoriale, qui « défend les valeurs de respect, de bienveillance, d’engagement, d’indépendance et de liberté d’expression ». “Ce projet de boycott a été proposé par le chef du service des sports du journal”, explique Vincent Vibert. “Il ne savait pas comment transmettre l’événement, alors il a proposé à la direction de le boycotter tout simplement, ce que nous avons confirmé et présenté en interne”, ajoute-t-il.

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Cette décision est une véritable obligation déontologique car elle aura des conséquences financières pour le journal. « Évidemment, c’est un événement mondial qui affecte les ventes. Si on ne publie pas de rapports de match et qu’on ne publie pas de publicité, on va forcément perdre de l’argent. Mais c’est une question qu’on a mise de côté très vite. porter nos valeurs d’abord. “Ils savent que la presse est en crise, qu’elle est fragile, donc ce n’est pas neutre pour nous”, souligne Kevin Bulard sur Europe 1.