Les Suisses sont appelés à décider de la fin de l’élevage industriel

By | September 22, 2022

Alors que les Pays-Bas ont prévu de réduire de 30% leur cheptel, les Suisses seront appelés aux urnes le 25 septembre pour s’exprimer sur la nécessité d’inscrire le principe de la dignité animale dans la constitution et d’en finir avec les fermes modèles pleines de poulets. et cochons. On vous l’explique.

Depuis le 1er mars 2018, les chefs suisses n’ont plus le droit de plonger un homard vivant dans de l’eau bouillante sans l’assommer au préalable. La raison : le cancer a un système nerveux complexe. Bref, le homard ressent de la douleur. Cette décision a fait couler beaucoup d’encre, qui a aussi imposé l’arrêt de l’importation de homards vivants dans les cuisines des restaurants. Le gouvernement suisse s’est positionné en faveur du bien-être animal.

Alors que les Suisses n’ont pas donné leur feu vert pour mettre fin à l’interdiction des tests sur les animaux en février dernier (seulement 20,9% des voix), les citoyens devront se représenter le 25 septembre pour voter la fin du programme d’agriculture intensive. Plus d’espace pour les animaux, des conditions d’hygiène et de soins respectueuses, un accès quotidien à l’air libre, des abattages moins douloureux, des groupes d’animaux élevés moins nombreux et une interdiction d’importer des aliments d’origine animale dont la production ne répond pas à ces critères… C’est ainsi nous en Suisse interprétons la sortie de ce modèle industriel. La proposition, lancée en 2018 par Sentience, un groupe de défense de la dignité animale, et soutenue par diverses organisations dont Greenpeace, donne aux agriculteurs un délai de 25 ans pour entamer la transition.

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Peut-on vraiment mettre fin à l’agriculture intensive ?

Pour les Suisses, c’est de l’élevage industriel “L’élevage qui vise à rendre la production de produits animaux aussi efficace que possible et porte systématiquement atteinte au bien-être animal”. Si le vote est positif, la Confédération doit étendre les exigences ci-dessus afin qu’elles soient adaptées à toutes les entreprises suisses. Ensuite, il s’agira d’inscrire dans la constitution le principe de la dignité animale dans l’élevage agricole.

L’industrie agricole et alimentaire et l’Union Suisse des Paysans se sont alliés pour faire campagne pour un “Non, à la fin de l’agriculture intensive”. Selon le conseiller fédéral Alain Berset, l’adoption de cette initiative entraînerait une hausse des prix de la viande, du lait et du fromage.

Est-il utopique d’imaginer la fin de ce modèle économique ? La question est débattue depuis de nombreuses années, mais les Pays-Bas, deuxième exportateur agricole mondial, ont déjà fait un premier pas en faveur de l’agriculture dite extensive. Le pays envisage une réduction de 30 % du bétail dans l’espoir de réduire de moitié les émissions d’azote d’ici 2035. Selon Greenpeace, l’agriculture intensive est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

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Enfin, rappelons que l’année dernière l’Argentine a interdit l’élevage du saumon sur le territoire de la Terre de Feu, un archipel à l’extrémité sud du pays où se trouve la célèbre ville d’Ushuaia. Pourtant, la région est partagée avec le Chili, qui de son côté n’a pas voté l’arrêt de cette activité industrielle, véritable catastrophe pour les écosystèmes.

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