Ouvriers bretons au SMIC : “On finit dans le rouge tous les mois” – Les Bretons face à la hausse des prix

By | November 23, 2022



Les ouvriers bretons payés au Smic tirent la langue. Cela ressort de l’appel à témoignages lancé sur notre site internet. Et la hausse des prix du carburant, de l’énergie ou des denrées alimentaires n’a pas aidé.

« J’ai deux enfants à charge. Entre le loyer, les factures, la cantine, etc., je suis généralement débordée en milieu de mois sans faire de folies, juste le strict nécessaire et les dépenses imprévues », raconte Shannon, une ouvrière de 32 ans à Douarnenez. , 29. , qui gagne 1 300 euros par mois

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« Faire les courses et faire le plein devient un vrai budget. Il faut compter au moins 400 euros par mois pour les deux. Sans compter le reste, eau, loyer, électricité, assurances… », explique le n°56, habitant de Pluvigner (56) et employé administratif à temps partiel avec 1 169 euros par mois.

Ces difficultés à joindre les deux bouts surviennent régulièrement. Comme cette salariée à plein temps de Pordic, 27 ans et mère de petits enfants, qui touche 1 370 euros par mois : “Après les multiples augmentations, on n’arrive plus à suivre”.

« Nous terminons tout de même le mois dans le rouge. Vous ne pouvez jamais vous amuser. Nous avons toujours peur qu’il nous arrive quelque chose. C’est très dur et compliqué”, confirme “Dubois”, 34 ans et grossiste.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer avec nos bas salaires. Comment manger après, payer les factures et faire plaisir aux enfants…? »

Aucune économie

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Face à cette inflation, qui « ne permet guère de se nourrir et de se loger », ces Bretons limitent leur temps libre. “Même les plus modestes (cinéma, restaurant) ne s’improvisent plus et deviennent un luxe”, renchérit Gouniaf, 33 ans, employé administratif de Brest. Avec un salaire de 1 200 euros mensuels, il a déjà tiré un trait sur ses vacances pour 2023.

Tout comme Jasmin, traductrice à temps partiel à Ploubazlanec près de Paimpol, qui gagne 800 euros par mois. Aussi, David, un habitant de Saint-Grégoire (35), “veut épargner pour partir en vacances et payer ses dépenses de voiture”.

Mais “avec toutes ces augmentations, je suis dans le rouge tous les mois, sans aucun plaisir comme un restaurant”, explique le polyvalent de 31 ans, qui touche 1 300 euros par mois.

Jules, jeune boulanger de 21 ans à Quimperlé (29), aimerait “mettre de l’argent de côté pour investir dans un projet immobilier”, mais pour l’instant il ne peut même pas louer un appartement dans un marché immobilier qui est devenu hypertendu.

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Les loyers concentrent de nombreuses plaintes. Il faut dire qu’en 60 ans le logement est passé du troisième au premier poste de dépenses des Français. Pour les plus humbles, un cinquième de leurs dépenses va à ces postes. Nettement plus que dans les ménages aisés (12,2 %). « Notre loyer est passé à 1 200 euros. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer avec nos bas salaires. Comment manger après, payer les factures et faire plaisir aux enfants…? demande cette mère de petits enfants.

300 euros de plus par mois

Si nous leur demandions le salaire supplémentaire dont ils auraient besoin ? La majorité des internautes parlent d’une enveloppe de 200 à 300 euros. “Pour que je sache à la fin du mois que je ne suis pas surmené et si ma fille a besoin de quelque chose en urgence, je peux lui acheter quelque chose”, répond l’employée administrative à mi-temps à Pluvigner (56). “Je pourrais déjà mieux manger”, ajoute Maëlle, 21 ans, qui exerce plusieurs petits boulots dans la gastronomie à Lorient “pour gagner sa vie”. Même sentiment pour Yolallou, un employé à temps partiel de 63 ans à Lamballe (22). “Il me manque 300 euros par mois pour acheter des produits d’épicerie qui me feraient plaisir et seraient bons pour ma santé, mais qui sont actuellement trop chers : fruits et légumes bio, fromages, etc.”.

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Si la grande majorité des internautes soutient l’idée soutenue par LFI d’un smic à 1.600 – que le parti a voulu soumettre au vote en assemblée de ce jeudi avant de l’abandonner – expriment quelques réserves. “A condition que la prime d’activité (qui assure un complément de revenu aux personnes à faible revenu, ndlr) reste en place”, note David. “Ça peut être beaucoup”, note Marine, une puéricultrice de 28 ans à Saint-Brieuc. Et d’autres s’interrogent sur les autres salaires : suivraient-ils « la même pente ? “.

* Les salaires sont nets

Les Bretons face à la hausse des prix