Planted lève 70 millions d’euros pour nous vendre plus de viande sans viande

By | September 9, 2022

La chair ne l’est pas, mais l’argent est bien réel. La start-up suisse plantéspécialisée dans les protéines végétales, vient de boucler une levée de fonds de 70 millions d’euros, principalement L. Cattertonle fonds d’investissement cofondé par le géant français du luxe LVMH. « Nous avions déjà levé 48 millions d’euros depuis notre création en 2019, dont 36 millions d’euros l’an dernier, mais nous avions besoin de cette somme supplémentaire pour continuer à développer de nouveaux produits, étendre notre réseau de distribution et ouvrir une nouvelle usine à L’Europe  mais à part ça Suisse »nous explique avec son accent germanique, Pascal Bérile co-fondateur de cette jeune entreprise.

Aujourd’hui, seulement 2 à 3 % des protéines que nous consommons sont d’origine végétale. Mais nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons lutter contre le changement climatique.

Le goût, rien que le goût

Avec ses 210 collaborateurs dont 65 spécialisés en recherche et développement, planté fabriqué à Canton Zurich entre 12 et 14 tonnes de protéines végétales par jour. La gamme d’imitations végétales de viande à base de pois, d’avoine ou de tournesol comprend des alternatives à l’effiloché de porc, aux escalopes panées et aux brochettes. Contrairement à d’autres produits similaires, cette start-up n’utilise aucun additif. Son « quasi » poulet haché ne contient donc que des protéines de pois, de la fibre de pois, de l’eau et du canola. Sa technique de « biostructuration » combine extrusion de protéines et fermentation. “Nous travaillons avant tout le goût de nos produits pour qu’ils soient les meilleurs possibles”assure Pascal Béri. Ses produits sont déjà disponibles dans 2 000 restaurants et 4 300 points de vente dans six pays européens. dans le France, Franprix et monoprix proposent leurs références. dans le Allemagne et en L’Autricheses partenaires sont Édeka et des économies.

Il reste encore beaucoup à faire

L’objectif de planté est clair et ambitieux : « Nous voulons être l’entreprise qui offre toutes les solutions liées à la consommation de protéines L’Europe engage Pascal Béri. J’espère que dans 5 ans on ne fera plus la distinction entre les différences protéines végétales et protéines animales. Nous avons encore un long chemin à parcourir car aujourd’hui seulement 2 à 3 % des protéines que nous consommons sont d’origine végétale. Mais nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons lutter contre le changement climatique. » Les chiffres donnent raison à cet entrepreneur.

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Les bovins émettent plus d’essence que les voitures

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre de la chaîne de valeur de l’élevage représentent actuellement 14,5 % des émissions mondiales, presque autant que les émissions polluantes de tous les modes de transport mondiaux tels que les avions, les bateaux de croisière et les voitures. De plus, les animaux de boucherie utilisent 29 % de l’eau utilisée dans l’agriculture et consomment 77 % des terres agricoles totales. Selon une étude publiée par , les produits animaux représentent 57% des émissions alimentaires, mais ne fournissent que 37% des protéines et 18% des calories consommées Poore et Nemecek. Cependant, la “viande sans viande” a du mal à séduire les carnivores.

Il y a de nombreux obstacles à surmonter.

Il y a plusieurs raisons à ce phénomène. “Certains des produits proposés, et bien sûr je ne nous compte pas dans cette catégorie, n’ont pas un goût satisfaisantavouer Pascal Béri. Les prix de vente sont un autre handicap et les concessionnaires doivent devenir davantage des partenaires de notre secteur. » Certains concurrents de la start-up suisse sont déjà en grande difficulté. La société américaine Au-delà de la viande a enregistré une perte nette de 97 millions de dollars au second semestre, forçant une réduction de 4% des effectifs. Son cours de bourse à New York est en baisse de 50% depuis janvier, une baisse similaire à 2021.

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Une “vraie mauvaise” bonne idée

Des études affirment également que les steaks à base de plantes ne sont pas nécessairement très bons pour notre santé. Dans son numéro de septembre 60 millions de consommateurs, qui a testé une vingtaine de références de steaks et crêpes de légumes, pointe du doigt ces aliments souvent gras et très salés. Son « Ultra-transformée » peut aussi “réduire leur digestibilité”. Fermer la banque… Ces produits industriels augmentent, selon une étude de Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistique de l’Université de Paris Sorti en 2018. Des investisseurs qui viennent de donner 70 millions d’euros supplémentaires planté ne semble pas partager cet avis…