Rentrée universitaire : les universités toulousaines se mettent en mode économie d’énergie cet hiver

By | September 23, 2022

l’essentiel
La sobriété énergétique s’invite dans les débats trois semaines après la rentrée toulousaine. Les universités s’attendent à une hausse des coûts de l’énergie.

Les 120 000 étudiants de Haute-Garonne (140 000 au niveau académique) qui ont débuté leur rentrée, en grande majorité dans les trois universités toulousaines (Paul Sabatier, Jean Jaurès et Capitole), doivent s’habituer à apprendre en classe selon le 19 °C sera réchauffé cet hiver.

Le débat sur la sobriété énergétique revient sur la table des négociations. Avec l’augmentation annoncée des fournisseurs d’électricité, la facture va forcément augmenter.

Dans le quartier de Rangueil, l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, géant de l’enseignement supérieur qui accueille plus de 37 000 étudiants (dont 19 000 internationaux) sur un campus de 150 hectares, la cote d’hier affichait une progression de “presque 40%”, me confiait-il lors un service de presse, le Président de l’Université Jean-Marc Broto.

“C’est un souci”

“C’est une question qui nous préoccupe”, a-t-il admis. Le problème est double : économiser l’énergie et payer les managers. Beaucoup a été fait avec les travaux sur les nouveaux bâtiments du campus, les toitures, l’isolation, le réseau. Nous allons travailler avec tous les composants et les laboratoires cet hiver. L’état nous demande de fournir un bilan pour le Campus Rangueil. Notre facture énergétique est de 6 millions d’euros par an, nous prévoyons 8 millions pour 2022 et espérons que ce ne sera pas plus. Je ne suis pas inquiet, mais…”

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Des cours à distance quand les salles de classe sont fermées ? Jean-Marc Broto “n’y pense pas”. C’est aussi l’initiative médiatisée de l’Université de Strasbourg, qui propose de fermer ses portes encore deux semaines cet hiver pour résister à la hausse des prix de l’énergie.

Mais aucun président d’université ne souhaite que ces économies se fassent “aux dépens des étudiants”. Ces derniers ne souhaitent pas non plus revenir à l’enseignement à distance comme ils le faisaient au moment du confinement.

“Pas de retour à distance”

Pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, les étudiants doivent rester une priorité. “Il ne faut pas punir les enseignements”, expliquait-elle récemment à franceinfo. Nous venons de la période covid. Nous devons tenir ces enseignements strictement face à face […] il ne devrait pas y avoir de retour à distance ».

C’est aussi l’avis d’Emmanuelle Garnier, présidente de l’université Toulouse 2 Jean Jaurès (Mirail), qui accueille cette année près de 30 000 étudiants (dont 40 % de boursiers) et se prépare également à une sobriété énergétique.

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“L’impact sera relatif à Jean Jaurès”

“L’université s’est engagée dans une démarche de sobriété et de responsabilité”, explique Emmanuelle Garnier. Le développement durable et tout ce qui peut être fait pour cette cause à laquelle nous nous joignons. Avec intention financière et limitation de la hausse des coûts énergétiques. Nous avions déjà parcouru une bonne partie du chemin lors de la rénovation de nos bâtiments. L’impact des mesures sera relatif car nous avons déjà de bonnes performances énergétiques.

L’Université Jean Jaurès est déjà chauffée par l’incinérateur du Mirail. “Ce sera déjà une source d’énergie qui n’engendrera aucun surcoût”, poursuit le président. C’est moins contraignant que si nous étions chauffés au gaz ou à l’électricité.

Reste la facture d’électricité qui a augmenté de 40 % pour un budget de près de 680 000 euros.