Sobriété pour éviter le manque d’énergie cet hiver

By | September 15, 2022

La guerre en Ukraine et l’arrêt conséquent de l’approvisionnement en gaz russe, un été sec qui a poussé les réserves des centrales hydroélectriques au plus bas, un parc nucléaire qui compte actuellement 30 réacteurs sur 58 à l’arrêt : tout cela contribue à la peur de pénurie d’énergie cet hiver, surtout lorsqu’il fait très froid. “Les coupures de courant surviennent généralement en janvier, cette année nous devrions les traiter en novembre» prévient le directeur général du Réseau de transport d’électricité (RTE) Xavier Piechaczyk. 3Cette année, nous avons une marge de manœuvre limitée », est le directeur général de GRT-Gaz Thierry oublie riche.

Mais les deux patrons ne veulent pas entendre le mot “effusion”, un euphémisme pour “couper”. Pour eux, il faudrait une situation extrême combinant un hiver très froid avec une indisponibilité importante du parc nucléaire et une désorganisation du marché européen de l’énergie pour atteindre cet objectif et le risque qu’un assombrir généralement sur une grande partie du réseau interconnecté européen est vigoureusement rejetée. Cependant, les deux dirigeants équilibrent leur opinion avec des appels à la responsabilité civique. Les Français doivent faire un réel effort pour économiser le chauffage, l’éclairage et même la cuisson de leurs aliments.

Alerte rouge pour inciter à la sobriété

RTE a donc conçu trois scénarios. Le tableau le plus optimiste table sur un hiver doux couplé à un retour de la production nucléaire à 50 gigawatts (GW). “Dans ce cas, vous n’aurez pas de nouvelles de nous,” assure Xavier Piechaczyk. En revanche, le scénario « dégradé » combine un hiver rigoureux avec une faible disponibilité du parc nucléaire, qui est mis en cause dans ses réexamens décennaux pour 18 de ses réacteurs avec l’obligation de prolonger l’activité d’une dizaine d’années supplémentaires et dans le corrosion des circuits internes 12 autres centrales découvertes. Une situation qui devrait toutefois s’arranger maintenant que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a validé la stratégie d’EDF pour résoudre ce problème majeur de vieillissement de certaines canalisations.

Le scénario intermédiaire serait donc probablement le plus probable, avec un hiver moyen et une estimation conservatrice de la production nucléaire autour de 38 GW en novembre prochain et 45 GW en janvier 2023.