Startup Tech en mode ASBL… – Trends-Tendances sur PC

By | September 21, 2022

Le projet Rosa, porté par Sébastien Deletaille, a pris la forme d’une ASBL. Une formule bien éloignée des clichés classiques des startups tech, caractérisée par une levée de fonds destinée à la revente et à la valeur ajoutée pour leurs actionnaires et fondateurs. Pourquoi?

Pour faire parler d’elles, les startups technologiques communiquent généralement sur leur levée de fonds. Levés par des investisseurs qui croient en leur capacité à grandir et, pourquoi pas, à changer le monde, ces montants ont longtemps été perçus (souvent à tort) comme des jalons importants et des signes de succès potentiels (en devenir).

Pour faire parler d’elles, les startups technologiques communiquent généralement sur leur levée de fonds. Levés par des investisseurs qui croient en leur capacité à grandir et, pourquoi pas, à changer le monde, ces montants ont longtemps été perçus (souvent à tort) comme des jalons importants et des signes de succès potentiels (en devenir). Pour les fondateurs et les investisseurs en phase de démarrage, lever des fonds signifie effectivement augmenter la valeur de leur investissement. Cependant, le chemin de rêve de nombreux entrepreneurs technologiques consiste en une croissance rapide de leur produit, une série de collectes de fonds qui augmentent la valorisation de leur entreprise et la revente. Beaucoup acceptent aussi d’être peu payés au départ en prévision d’un retour au moment de la levée de fonds et, surtout, d’une sortie. Cette voie bien connue ne fonctionne inévitablement que pour une société commerciale dont le capital est détenu par des actionnaires. Pas, par exemple, pour une ASBL sans capital. C’est pourtant justement ce statut qui a soutenu Rosa, le projet lancé par Sébastien Deletaille, un entrepreneur connu pour avoir lancé Real Impact Analytics, une start-up bruxelloise tournée vers les big-spécialisée dans les télécommunications de données. Le but de Rosa ? Devenez la première application belge de soins de santé qui offre un point de départ pour de nombreux services, à commencer par la prise de rendez-vous avec les professionnels de santé et les hôpitaux. Bien que le statut d’ASBL de Rosa ne soit en aucun cas caché depuis deux ans, personne n’a vraiment été surpris par ces informations partagées ici et là selon les articles, y compris récemment lorsque Rosa a racheté la société flamande Umbi pour accélérer sa croissance auprès des hôpitaux. ASBL tech dirigée par un fondateur de start-up connu pour sa quête de forte croissance avec cette entreprise qui a levé 12 millions auprès du fonds Fortino en 2016…, le concept surprend. Comment une ASBL pourrait-elle réellement imaginer lever des fonds, être évaluée ou même revendue pour récompenser les fondateurs et les actionnaires ? “On est dans un tout autre schéma”, précise d’emblée Sébastien Deletaille, qui parle d’entrepreneuriat social. Lorsque nous avons fondé Rosa, nous nous sommes posé la question de la forme juridique de la structure et sommes arrivés à la conclusion qu’il est difficile d’avoir une raison d’être sociale sous une forme juridique commerciale.” Sans compter que la fondation de Rosa était not est né au fond d’un (futur) garage de start-up entre amis qui rêvaient de changer le monde. “J’ai rencontré Sébastien dans le cadre de son initiative Data for Good”, se souvient Alex Parisel, PDG de la mutuelle Partenamut Professionnels dans le Parce que nous pensons que la santé est un bien commun et que nous voulons empêcher que ce type d’application soit développé par les Gafa, l’idée est née…” Rosa est donc née dans le ventre de Partenamut. Il a été immédiatement envisagé que le produit serait gratuit pour les patients et que le projet aurait besoin de financement. Cependant, Partenamut dispose d’un fonds qui soutient l’innovation : Partena Promeris. Et le monde des OPC se construit autour des ASBL. C’est donc tout naturellement que ce statut juridique a été choisi pour Rosa. “Ce qui ne veut absolument pas dire qu’il faut s’inscrire dans un programme de développement moins qualitatif mené par des bénévoles et sans financement”, souligne Alex Parisel. Au contraire, l’idée est d’introduire dans cette démarche des méthodes efficaces issues du secteur privé afin d’en maximiser l’impact. En ce sens, un entrepreneur tech comme Sébastien Deletaille apporte les bons réflexes à cet objectif. Et la structure de l’asbl apporte la vision sociale à long terme. » Il est également intéressant que les fondateurs de l’ASBL soient issus de la galaxie Partena et que Sébastien Deletaille n’en soit pas membre fondateur, mais en tant que représentant légal de l’ASBL. L’ASBL, en tant que PDG, se produit. “Néanmoins, comme Partena, c’est un membre fondateur”, souligne Alex Parisel. Le choix de l’ASBL n’est également pas anodin dans le secteur de la santé. Cela rassurerait même l’industrie et dissiperait une certaine méfiance. « C’est un secteur où il y a un vrai contraste entre le marchand et le non marchand, note Sébastien Deletaille. l’avantage de l’asbl c’est qu’il n’y a pas de ratio de capital, pas de prise de participation et il reste la mission sociale. . Pas seulement pour les membres de Partenamut, mais pour tous les Belges. Cette mission est mesurée par des KPI (Key Performance Indicators) très précis mais ajustés. Les dirigeants de Rosa ne regardent pas d’abord les revenus de la “start-up/ASBL”, mais d’autres éléments qui les aident à déterminer l’intérêt et l’impact de leur projet sur les utilisateurs. “Chez Rosa, la première mesure n’est pas le revenu récurrent”, explique Sébastien Deletaille. C’est plutôt le nombre d’utilisateurs qui est en corrélation avec le nombre d’établissements et de professionnels de santé qui nous utilisent, le nombre d’interactions avec les patients, le nombre de rendez-vous pris, leur fréquence, etc. C’est ce à quoi je me mesure en tant que PDG. ” L’actualité En matière de financement, outre les premières ventes avec certains services Rosa, tous les développements sont actuellement financés par Partena Promeris depuis deux ans. Et probablement pendant encore au moins cinq ans. Alex Parisel ne dévoile pas les sommes allouées à Rosa. Il précise cependant que son fonds d’investissement consacre chaque année entre 3 et 5 % des 100 millions d’euros de revenus de l’assurance complémentaire de ses adhérents au financement d’innovations, dont Rosa qui emploie aujourd’hui une quarantaine de personnes. En effet, sans nécessairement attendre un retour autre que l’impact social, l’ASBL ne peut être revendue.

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