Un manuel pour libérer la voix des enfants victimes de violences sexuelles

By | November 22, 2022

Enseignants, policiers, magistrats, infirmiers… Tous les professionnels en contact avec des mineurs se verront remettre un dépliant réalisé par la Civiise. Il donne notamment des clés pour mieux identifier les victimes de violences sexuelles et les aider à signaler leurs agresseurs.

C’est l’une des vingt recommandations de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) : Renforcer et organiser le dépistage systématique des violences sexuelles chez tous les mineurs et chez tous les professionnels et accompagner ce dépistage en créant un “Centre d’écoute et d’accompagnement”. Ce mardi 22 novembre, la Commission, par la voix de son coprésident, le juge Édouard Durand, a créé en conséquence une « Doctrine nationale et interprofessionnelle pour protéger tous les enfants ». Elle diffuse un court métrage Mélissa et les autres (édité par Johanna Bedeau) et un livret destiné aux personnels de l’éducation, de la justice et de la santé avec un aperçu « des principes d’action clairs qui vous guident et vous sécurisent ».

Approcher les enfants pour bien faire sortir les mots qui font toujours mal et qui sont gardés silencieux trop longtemps est une affaire délicate. Ainsi le livret donne des conseils d’écoute, suggère des questions, mais aussi des phrases qu’il ne faut pas prononcer pour ne pas empêcher une révélation. Les processus de signalement sont rappelés avec autant de précision que la réalité chiffrée des violences sexuelles faites aux enfants – 160 000 victimes chaque année. Une autre partie révèle également les conséquences mentales et psychologiques à long terme des violences sexuelles si elles ne sont pas reconnues à temps.

See also  Comment activer le mode économiseur de batterie sur Apple Watch U

retrait de l’autorité parentale

Parallèlement, au lendemain de la Journée internationale des droits de l’enfant, le lundi 21 novembre, lors d’un comité interministériel de l’enfance, le gouvernement a annoncé la création d’un bureau central de police spécialisé dans la lutte contre les violences faites aux mineurs et pédopornographie. Les tribunaux sont également invités à clarifier la question “priorité” Cas de violence contre les enfants, un système de violence domestique préexistant. Dernier avis, et last but not least, la déchéance de l’autorité parentale pour les personnes coupables d’inceste devrait être automatique. Encore une fois, il s’agissait d’une recommandation de Ciivise, qui met en garde contre le problème depuis plus d’un an. “C’est urgent car protéger les enfants n’attend pas” a encore martelé la Commission en septembre dernier.